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Morose sur la France, les patrons sont plein d’allant pour leur entreprise

Arnaud Dumas , , ,

Publié le

La lourdeur de la fiscalité a agité les allées de l’Université d’été du Medef. Les chefs d’entreprise ne sont cependant pas découragés pour autant et fourmillent encore de projets pour l’année à venir.

Morose sur la France, les patrons sont plein d’allant pour leur entreprise © Victor1558 - Flickr - C.C.

L’ambiance est parfois électrique sur le campus d’HEC, où se tient l’Université d’été du Medef. Les dirigeants d’entreprise semblent remontés à bloc contre la fiscalité trop lourde et le manque de compétitivité de la France. La conférence plénière du jeudi 29 août midi, intitulée "La France, enfer fiscal" a ainsi fait salle comble et Geoffroy Roux de Bézieux, le vice-président du Medef, a été chaleureusement applaudi lorsqu’il a détaillé les sept péchés de la fiscalité.

Pourtant, malgré l’humeur massacrante des patrons, les entreprises continuent d’avoir des projets. "Les entrepreneurs restent optimistes et se servent de la crise comme d’une opportunité, estime Hugues Franc, le président de Beeleev. La crise doit être nuancée, il y a toujours des projets." Il vient lui-même de créer son entreprise de mise en relation des entrepreneurs. Son réseau social compte déjà une centaine de PME françaises et américaines, ainsi que quelques grands groupes.

Pour Sébastien Vercruysse, qui a créé la société Avenao (intégrateurs de solutions informatiques pour l’industrie) il y a dix ans et qui emploie 150 personnes, l’enthousiasme reste de mise. "Ce qui me rend optimiste, c’est tout le mouvement autour des fablabs, explique le dirigeant de l’entreprise. Il y a comme une génération spontanée de jeunes qui veulent agir et faire des choses."

S’il admet que ses clients ont encore peu de visibilité sur leur activité, l’impression 3D semble néanmoins porteuse d’espoir. "L’imprimante 3D ouvre tout un champ de possibilités, estime-t-il. Car nous intervenons pour aider les entreprises à réfléchir à comment mieux produire."

6 % de projets en plus dans le réseau Entreprendre

Même analyse pour le réseau Entreprendre, qui accompagne les entrepreneurs dans le développement de leur projet. En 2012, il a enregistré une augmentation de 6 % des demandes d’accompagnement par le réseau.

De son côté, Eugène Deleplanque, le PDG de Dickson, l’industriel spécialisé dans le textile technique pour l’ameublement, reconnaît que la conjoncture est "extraordinairement difficile" en Europe. "En Europe et en France, les consommateurs ont été traumatisés par la crise, les gens ont peur et sont anxieux. Ils n’ont donc pas forcément envie de dépenser, ils préfèrent épargner", analyse-t-il.

Pour autant, l’industriel ne demeure pas attentiste. "Si nous n’investissons pas, nous ne serons plus compétitifs", résume-t-il. Dickson continue d’investir dans ses trois unités de production françaises basées dans le Nord, dans l’Ain et en Isère, afin de moderniser son outil industriel et d’en améliorer la flexibilité.

D’autant que, pour l’année à venir, même s’il ne s’attend pas à un redémarrage en Europe, Eugène Deleplanque compte s’appuyer sur l’international. "Nous profitons du redémarrage de la croissance aux Etats-Unis", explique l’industriel qui réalise déjà 80 % de ses 125 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’export.

Arnaud Dumas avec Christophe Bys

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