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L'Usine Auto

Moody’s craint qu’une pénurie de métaux freine la croissance du véhicule électrique

Myrtille Delamarche , ,

Publié le

Le déficit de métaux, entre autres le cuivre, le nickel et le cobalt, pourrait freiner la croissance du segment des véhicules électriques, affirme le service investisseurs de Moody’s, qui projette une hausse de leur part de marché à 18% à la fin des années 2020.

Moody’s craint qu’une pénurie de métaux freine la croissance du véhicule électrique
A court terme, le déficit de cuivre, de nickel et plus encore de cobalt pourrait restreindre la croissance du véhicule électrique, selon Moody's.
© Audi

La demande accrue de lithium, de cobalt, de cuivre, de nickel et d’autres métaux mineurs augmente avec la croissance de la production de véhicules électriques, et cette hausse va encore s’accroître avec la construction de réseaux de bornes de recharge (plus de 100 000 tonnes de cuivre, selon l’International Copper Association), rappelle Moody’s en préambule d’une récente étude intitulée "La baisse de l’offre de métaux pourrait ralentir à court terme le rythme de production de véhicules à batterie électrique". Dans le cuivre, la demande du secteur serait multipliée par plus de six en cas de hausse du taux de pénétration du véhicule électrique à 8% d’ici 2025.

Le déficit s'accroît dans les métaux industriels


Projections Moody's / Metal Bulletin

L’agence va à l’encontre des dernières études sur ce thème, qui réduisaient ce risque à quelques métaux critiques, considérant que la part des batteries dans les usages des métaux industriels (cuivre et nickel) était trop faible pour que sa hausse, même forte, soit un frein à leur déploiement. Dans le nickel, la nuance vient du fait – relevé par quelques autres tout de même – que tous les minerais ne sont pas adaptés à la demande du secteur des batteries. Les projets de nouvelles productions concernent principalement des latérites, alors que le marché des batteries réclame du sulfate de nickel, dont BHP planifie de devenir le premier producteur après la mise en service prochaine d’une nouvelle unité de transformation.

Le lithium à l'équilibre

Seul le lithium pourrait rester à l’équilibre, affirme Moody’s, voire en surplus si les projets d’extraction en cours se confirment et que la part du véhicule électrique croît moins vite que les projections. Le métal le plus critique, pour Moody’s comme pour tous les autres analystes, est le cobalt, dont "le déficit pourrait être significatif dès 2019". L’agence rappelle que le cobalt est "un marché oligopolistique, avec une production contrôlée à plus de 60% par la République démocratique du Congo".

Moody’s juge donc indispensable d’accroître les investissements dans des projets d’exploitation pour répondre à la demande projetée de métaux destinés aux batteries, mais reconnaît plusieurs freins à l’investissement. Le cours du nickel, bien que redressé, n’est pas encore incitatif. Par ailleurs, les revendications environnementales et les oppositions des populations à l’ouverture de mines se généralisent, y compris dans des zones (comme l’Amérique latine), où elles étaient peu nombreuses jusqu’ici.

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