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L'Usine Maroc

Moody's confirme la surveillance négative de la note souveraine du Maroc

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L'agence de notation américaine vient de réaffirmer la note souveraine Ba1 et la surveillance négative enclenchée voilà un an sur la dette publique du Maroc. Explication : la persistance des déficits publics et commerciaux.

Moody's confirme la surveillance négative de la note souveraine du Maroc
L'agence de notation américaine réaffirme la note souveraine Ba1 du Maroc

Le manque de compétitivité de l'économie et les déficits plombent toujours la note souveraine du Maroc établie par Moody's. Dans une note publiée le 13 mars à New-York à l'occasion de sa revue annuelle de l'économie marocaine, l'agence américaine a confirmé la note Ba1 et la mise sous surveillance négative décidée il y a an.

rigidités structurelles

La faiblesse persistante de la richesse per capita et les "rigidités structurelles" de l’économie marocaine affectent la compétitivité du royaume et donc son risque de crédit, selon l'agence.

Parmi les points faibles affectant le potentiel de croissance du secteur non primaire (à savoir l’industrie et les services), Moody's relève notamment une "faible efficacité du marché du travail", une "innovation limitée" ou des compétences inadaptées. A cela s'ajoute, le challenge de la lutte contre la corruption.

Mais cette perspective négative reflète surtout selon Moody's la persistance des déficits des comptes publics et du commerce extérieur.

déficit public à 5,5% du PIB en 2013

L'agence note néanmoins une légère amélioration de ce côté là. Selon ses chiffres, le déficit public à 5,5% du PIB en 2013 s'est inscrit en baisse grâce à la mise en place d'un système d’indexation du prix des carburants sur les prix de marchés (réforme de la caisse de compensation en 2012 et 2013).

Pour rappel, les subventions aux carburants à destination de la population et des entreprises représentaient ces dernières années une très lourde charge pour les finances publiques autour de 3 à 4% du PIB.

L’agence new-yorkaise pointe aussi une légère amélioration de la balance courante, éternel problème du Maroc, passée, selon elle de 9,7% du PIB en 2012 à 8,1% l'an dernier.

La réforme des subventions aux carburants devrait aider selon le communiqué de Moody's a résorber les déficits jumeaux.

Dans un étude complète publiée voilà quelques jours, le FMI qui a accordé en 2012 une ligne de crédit (non tirée) de 6,2 milliards de dollars s'était de son côté félicité des réformes en cours tout en soulignant comme Moody's les enjeux cruciaux pour le royaume en matière d'équilibre de ses comptes.

une pression négative sur la notation

L'agence américaine relève aussi quant à elle l'orientation de l'économie marocaine vers certains secteurs à plus forte valeur ajoutée, faisant implicitement référence à des métiers comme l'automobile ou l'aéronautique. Ainsi que le maintien à un haut niveau des investissements directs étrangers.

Moody's conclut en affirmant qu'elle repasserait sa notation à "stable" en cas d'amélioration notable de la situation budgétaire et extérieure et de stabilisation de la dette.

A l’inverse, une détérioration des perspectives économiques du royaume et de ses comptes extérieurs exercerait "une pression négative sur la notation". Tout comme le serait une montée des tensions sociales ou politiques. Voilà le gouvernement, les partis et les syndicats prévenus tout à la fois.


Pierre-Olivier Rouaud

 

Investissement spéculatif
Chez Moody's la notation Ba1 est la plus haute note dite spéculative (ou "junk bond"). Cette catégorie signifie que de nombreuses institutions financières ne peuvent de part leurs règles prudentielles investir dans des  obligations d'Etat du Maroc. La première note dite "investment grade" ou "prime", duquel vient de s'éloigner le Maroc, est Baa3. A noter que Moody's attribue la note Ba1 en ce moment à l'Irlande, la Slovénie ou aux Philippines.

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