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Montée au capital de l’Etat chez Renault : Nissan va se pencher sur la question

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Le conseil d’administration de Nissan se prononcera cette semaine sur la montée au capital de son partenaire Renault par l’Etat français, a indiqué le PDG de l’Alliance Renault-Nissan Carlos Ghosn, le 20 avril, au salon automobile de Shanghai.

Montée au capital de l’Etat chez Renault : Nissan va se pencher sur la question © D. R.

Les administrateurs de Nissan, le partenaire et actionnaire nippon du constructeur Renault, vont se pencher cette semaine sur la montée au capital du groupe tricolore de l’Etat français. Cette opération risque de bouleverser l’équilibre fragile qui existe entre les deux entreprises (et la France) au sein de l’alliance Renault-Nissan. "Le conseil d'administration se réunira cette semaine et analysera la situation", a indiqué le patron de la structure Carlos Ghosn, pendant une conférence de presse organisée à l’occasion de l’ouverture du salon automobile de Shanghai, en Chine.

Principal actionnaire du groupe avec 15,01% du capital, la France a annoncé le 8 avril son intention d'acquérir temporairement jusqu'à 4,73% d’actions supplémentaires afin d'augmenter ainsi sa participation pour atteindre 19,74%. Cette opération doit lui permettre de garantir le rejet, lors de l'assemblée générale de Renault qui se déroulera le 30 avril, d'une résolution visant à empêcher l'acquisition de droits de vote doubles par les actionnaires détenant des titres depuis plus de deux ans (l’Etat dispose désormais d’une minorité de blocage).

La montée en puissance de L’Alliance

Suite à cette annonce, Renault a convoqué un conseil d’administration extraordinaire le 16 avril. Les administrateurs y ont réaffirmé leur opposition à cette mesure prévue par la loi Florange, dont l’objectif est de limiter la spéculation autour des titres boursiers. Une résolution empêchant la mise en œuvre de cette loi chez Renault sera votée le 30 avril au cours de l’assemblée générale du groupe. Pour être adoptée, elle devra recueillir plus des deux tiers des votes.

 

Retrouvez notre dossier : Renault, Vivendi… Les droits de vote double de la loi Florange secouent les assemblées générales


A la suite de cette réunion, le conseil d’administration a demandé dans un communiqué que l’équilibre entre les deux principaux actionnaires de Renault, Nissan et l’Etat "soit maintenu lors de la prochaine assemblée générale ou restauré après celle-ci". Autre donnée clef de cette équation complexe : l’équilibre, là aussi, qui doit exister entre Renault et Nissan au sein de l'Alliance. C’est la mission première de Carlos Ghosn depuis quinze ans.

Formée en 1999, lors du rachat du japonais par le français, elle ne fut longtemps qu’une coquille vide, basée aux Pays-Bas. Les liens étaient surtout financiers. Depuis 2014, le patron donne une dimension nouvelle à cette Alliance. Quatre directeurs communs gèrent désormais l’ingénierie, les ressources humaines, les usines et les achats, avec un pouvoir hiérarchique sur les équipes françaises et japonaises.

Lélia de Matharel

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