Economie

Montebourg tacle la BCE et répond au président de l'OMC

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Le ministre du Redressement productif est revenu dimanche sur les propos du président de l'OMC Pascal Lamy, qui avait indiqué que les Français avaient un "problème de GPS" dans leur vision de la mondialisation. Arnaud Montebourg a par ailleurs jugé la Banque centrale européenne (BCE) "particulièrement inactive" pour lutter contre la crise en Europe. A l'inverse, Pierre Moscovici a souligné un peu plus tard le "rôle positif" de l'action de la BCE.

Montebourg tacle la BCE et répond au président de l'OMC © Pascal Guittet pour L'Usine Nouvelle

Invité du Grand dimanche 3 mars du "rendez-vous Europe1- i>TELE - Le Parisien-Aujourd'hui en France", le ministre du Redressement productif a répondu aux propos de Pascal Lamy.  Vendredi, le président de l'OMC avait indiqué qu'Arnaud Montebourg et les Français avaient "un problème de GPS" dans leur vision de la mondialisation.

"Je fais partie de tous ces gens qui n'aiment pas la façon dont le monde tourne. Je considère qu'il y a des choses irrespirables dans l'air qu'on respire aujourd'hui", a rétorqué dimanche le ministre. "Je pense que nous avons une responsabilité pour changer le monde", a-t-il renchéri. "Le libre-échange généralisé est un désastre [...]. La politique de l'OMC, la mondialisation déloyale, est une grave erreur et le bilan de l'OMC est condamné par l'histoire".

Montebourg attaque la BCE, Moscovici la défend

Arnaud Montebourg a par ailleurs regretté que la BCE "ne s'occupe pas de la croissance, (qu')elle ne s'occupe pas des chômeurs, (qu')elle ne s'occupe pas de la population européenne", appelant l'institution de Francfort à faire preuve de "volontarisme". "Si l'on veut de la croissance, il faut faire baisser l'euro", a avancé le ministre. "Mario Draghi, (président de la BCE), doit commencer à dire que l'euro est surévalué et que nous avons besoin d'un euro plus faible", a-t-il insisté. "Il faut se donner les armes pour lutter dans la mondialisation déloyale. Nous devons pas être les naïfs, les benêts, du village global", alors qu'il était interrogé sur les possibles réticences allemandes à faire baisser la monnaie unique.

 

 

De son côté invité du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, Pierre Moscovici  a estimé un peu plus tard que l'action de la Banque centrale européenne avait eu un "rôle positif" dans la sortie de crise de la zone euro. Interrogé sur la position prise par son collègue à Bercy plus tôt dans la matinée, il a sèchement répondu: "je suis le ministre de l'Economie et des Finances".

Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi est "dans son rôle: son rôle est de veiller à la stabilité des prix, à la lutte contre l'inflation, de veiller à la pérennité et à l'intégrité de la zone euro et il l'a fait", a déclaré Pierre Moscovici. "Je ne crois pas que la question de la croissance soit étrangère à ses préoccupations", a-t-il ajouté.

Julien Bonnet

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