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L'Usine de l'Energie

Montebourg souhaiterait confier l'exploitation des gaz de schiste à une compagnie publique

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Publié le

Si une solution "écologique" était mise au point, Arnaud Montebourg voudrait que l'exploitation des gaz de schiste soit confiée à une compagnie nationale publique et non au privé. La "rente" captée par cette compagnie servirait notamment à financer "la mutation écologique" et à améliorer la compétitivité de l'industrie française, avait déjà défendu le ministre - à titre personnel - lors d'une audition à l'Assemblée nationale la veille.

Montebourg souhaiterait confier l'exploitation des gaz de schiste à une compagnie publique © TF1

Bientôt une "Française du schiste" ? Si une solution non polluante était mise au point, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg veut que l'exploitation des gaz de schiste soit confiée à une compagnie nationale publique et non au privé, a indiqué son équipe ce mercredi 10 juillet à l'AFP.

Capter la rente pour financer les énergies renouvelables

La "rente" captée par cette compagnie servirait notamment à financer les énergies renouvelables et à améliorer la compétitivité de l'industrie française, avait déjà défendu le ministre - à titre personnel - lors d'une audition à l'Assemblée nationale la veille.

"Pour capter la rente, et là c'est une position tout à fait personnelle qui n'engage pas le gouvernement, c'est une idée (...), c'est que nous puissions avoir une compagnie publique et nationale exploitant les gaz de schiste, et captant la rente, la partageant avec les territoires, permettant d'affecter les industries au plus près, leur diminuant le prix de l'énergie et assurant le financement de la mutation énergétique du reste du pays, et notamment nous libérant des hydrocarbures", avait ainsi fait valoir Arnaud Montebourg.

L'équipe du ministre a tenu à préciser ce mercredi que cette hypothèse se faisait bien dans "le cadre fixé par le président de la République qui est de dire qu'il n'y aura pas de fracturation hydraulique". Cette technique controversée de fissuration des sous-sols présente des risques environnementaux, ce qui a poussé François Hollande à s'engager à ne pas accorder de permis d'exploitation pendant son quinquennat. "La recherche est possible sur d'autres techniques que celle de la fracturation hydraulique, pour l'instant cette recherche n'a pas abouti, je ne peux pas l'interdire, elle n'est pas interdite pas la loi", avait toutefois indiqué François Hollande en novembre dernier.

"On arrivera dans très peu de temps au gaz de schiste écologique"

Le ministre du Redressement productif se dit justement confiant concernant cette recherche d'une technique non-polluante. "Je pense qu'on arrivera avec la technologie dans très peu de temps au gaz de schiste écologique. Où il n'y a pas de pollution", a-t-il  déclaré Arnaud Montebourg ce mardi 9 juillet. "Pourquoi on ne pourrait pas convaincre les écologistes raisonnables? Ils sont majoritairement raisonnables. Ils sont même tous raisonnables", a-t-il lancé, avant d'ajouter : "j'ai noté que dans tous les scénarios d'alternative au nucléaire, on préconisait l'augmentation de l'usage du gaz (...) Nous avons là peut-être la possibilité de nous sortir de l'impasse dans laquelle se trouve aujourd'hui notre équation énergétique".

Vives réactions du côté des écologistes

L'exploitation des gaz de schiste est devenue avec le nucléaire le nouveau cheval de bataille énergétique en France, avec d'un côté des partisans généralement proches des milieux économiques et de l'autre des opposants inquiets des dégâts environnementaux. Les propos du ministre ont en tout cas provoqué la colère de plusieurs militants écologistes, déjà remontés depuis le limogeage de la ministre de l'Ecologie Delphine Batho. Cette dernière avait notamment évoqué l'influence de Vallourec et du lobby pro gaz de schiste pour expliquer son éviction.

"Montebourg revient à la charge en faveur des gaz de schiste, contre avis du gouvernement. On en a viré pour moins que ça", a ainsi tweeté en réaction le vice-Président de l'Assemblée Nationale et député Europe Ecologie les Vert, Denis Baupin.


Julien Bonnet

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2 commentaires

Nom profil

11/07/2013 - 09h32 -

Avec les techniques actuelles d'extraction, ce qui arriverait dans nos verres d'eau serait plutôt un accident pétrochimique.

Comment peut-on être partisan d'un empoisonnement de la population? Il suffit de préférer l'argent facile à son devoir civique, puis de fermer ses yeux et ses oreilles.
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Nom profil

10/07/2013 - 16h38 -

Cette position n'est guère nouvelle puisque le 19 février dernier Arnaud Montebourg évoquait sa préférence à l'assemblé nationale(http://www.leparisien.fr/environnement/gaz-de-schiste-batho-et-montebourg-en-desaccord-19-02-2013-2581249.php) Donc rien de nouveau à l'horizon sauf une tempête dans un verre d'eau.
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