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L'Usine Auto

Montebourg se place en défenseur du nucléaire et de l’automobile

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[ACTUALISE] - A l’occasion de l’université d’été du parti socialiste au cours du week-end dernier, le ministre du Redressement productif a assuré que le nucléaire était une filière d’avenir.

Montebourg se place en défenseur du nucléaire et de l’automobile © D.R. - Ministère du Redressement productif

"Avec une augmentation continue de la consommation des ménages et industrielle, même en maintenant notre parc de centrales actuel,  nous devons savoir si nous allons continuer à investir, a-t-il indiqué. Pour ma part, je considère que le nucléaire est une filière d'avenir". Selon lui la filière a besoin d’un rééquilibrage et non d’un abandon.

A travers ces quelques mots, le ministre a provoqué l’ire des élus écologistes, rappelant les propos de François Hollande pendant la campagne électorale, selon lesquels il fallait réduire cette énergie dans le pays. Il avait alors promis d'engager "la réduction de la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75% à 50% à l'horizon 2025". Le parti socialiste avait surtout conclu un accord avec les écologistes sur ce point, alors qu’eux plaident pour une sortie du nucléaire.

Selon Denis Baupin, vice-président (EELV) de l'Assemblée nationale, cette déclaration est une profession de foi en total décalage avec la réalité. "Partout les Etats considèrent aujourd'hui que les risques et les coûts liés à cette énergie dépassent largement ses avantages supposés, a-t-il assuré. La filière nucléaire doit préparer son avenir: le démantèlement".

Choix stratégique

Le ministre a alors affirmé que "la réduction se conjugue dans une équation à deux chiffres: la quantité de ce que l'on consomme chaque année, qui augmente, et l'offre. Nous avons besoin d'énergie et pas trop chère.  La France a un atout extraordinaire entre ses mains (avec ses centrales nucléaires, ndlr) qui lui a permis de bâtir son industrie". Il a insisté sur le fait que "ce choix d'avoir une énergie pas chère, abordable et en quantité est stratégique".

Via ces propos Arnaud Montebourg rejoint  la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Delphine Batho. Elle avait également assuré le 25 juillet dernier qu'il n'avait "jamais été question ni de sortir ni d'abandonner le nucléaire. Tous les emplois de la filière seraient maintenus". Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, assure lui aussi le 27 août sur Europe 1 que "l'énergie nucléaire est incontestablement et évidemment une filière d'avenir".

De son côté, le porte-parole du parti socialiste David Assouline estime sur LCI le 27 août que les propos d'Arnaud Montebourg repose sur un sentiment personnel sans conséquence concrète. "C'est vraiment un point de vue, un sentiment personnel. En plus, la deuxième partie de la phrase se rapproche un peu plus de ce qui est la position du Parti socialiste, selon le sénateur de Paris. C'est une phrase générale et donc elle ne prête à aucune conséquence concrète sur le chemin pour aller à fond vers les énergies renouvelables et baisser la part du nucléaire".

Ces déclarations interviennent quelques jours avant la tenue de la conférence environnementale prévue les 12 et 13 septembre.

PSA et la Corée

Le ministre a aussi évoqué via un entretien sur BFM TV les problèmes du secteur automobile en France. Et notamment le cas de PSA. Il a alors appelé les syndicats du groupe à la responsabilité économique pour ne pas affaiblir le constructeur. Le ministre entend trouver des solutions pour construire l’avenir de PSA. "Il est important de défendre les salariés qui risquent de perdre leur travail et de reformater, renégocier et diminuer le plan social, a-t-il dit.  Mais  affaiblir Peugeot, ne pas l'aider si elle en a besoin, c'est risquer la descente aux enfers pour ceux qui restent".

Le plan de restructuration du groupe comprend notamment la suppression de 8 000 emplois en France et la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois. Il est pour l’heure suspendu en attendant les conclusions de l'expertise.

Le ministre est revenu lors de l’université d’été sur l’accord commercial entre Bruxelles et Séoul, qu’il avait contesté durant l’été. Il a une nouvelle fois attaqué la Corée du Sud, estimant par exemple que "Hyundai et Kia de concurrencer nos constructeurs en pratiquant un dumping inacceptable". Une manière pour lui de tirer la sonnette d’alarme européenne face à l’envolée des ventes des marques coréennes en Europe, au détriment des marques locales.

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1 commentaire

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27/08/2012 - 20h11 -

- Montebourg : loin de se mettre au vert - Le redressement productif génère son premier champignon nucléaire. Finalement, le ministre Montebourg cultive un réalisme économique tout à son honneur, et si Ayrault le conserve, pourquoi se priverait-il de rappeler quelques vérités ? Ce n’est pas la première fois qu’un accord politique n’engage qu’au moment de la signature, c’est même plutôt la règle, y compris en matière électorale. L’impératif c’est de ne pas faire du Mélenchon ou du Joly au pied de la lettre intégriste, chacun dans sa contrée à œillères.
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