Montebourg se dévoile, Ghosn sans Tavares, la viande de cheval, Moscovici : la revue de presse de l'industrie

Arnaud Montebourg se lâche dans une interview accordée à M, le magazine du Monde. En se séparant de son numéro 2, Carlos Ghosn "réaffirme son leadership" chez  Renault à lire dans Les Echos. France Info revient sur un nouveau scandale de la viande de cheval. Enfin, Pierre Moscovici tente de rassurer les patrons réunis à l'université du Medef. Tous ces titres sont à retrouver dans la revue de presse de l'industrie de ce vendredi 30 août.

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L'interview vérité d'Arnaud Montebourg

Dans une interview accordée à M, le magazine du Monde, à paraître ce samedi 31 août et dont Le Lab d'Europe 1 s'est procuré des extraits croustillants, Arnaud Montebourg n'hésite pas à afficher ses ambitions : "J'en ai marre des élections, je ne me représenterai pas. Après le ministère, j'arrête la politique, en tout cas comme une carrière", indique le ministre du Redressement productif. Puis il ajoute : "La présidentielle est la seule élection à laquelle j'envisage de me représenter un jour". François Hollande est prévenu.

Arnaud Montebourg revient en outre sur sa relation tumultueuse avec Jean-Marc Ayrault, disant l'avoir déjà "engueulé". Il adresse également un message clair à son "camarade" de Bercy, Pierre Moscovici : "Il y a deux patrons à Bercy. On a reconstitué un ministère de l'industrie. Il ne faut pas laisser l'économie à la direction du Trésor, il faudra qu'il s'y fasse".

Sur le conflit avec le patron d'ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, le ministre se lâche : "Mittal, je lui en ai mis une; depuis, il fait moins le malin." Les instances européennes en prennent également pour leur grade : "Bruxelles ? Des connards !"

Enfin, et plus léger, Arnaud Montebourg confie le surnom dont certains l'affublent : "Je ne sais pas si je peux le dire, c'est un peu sexuel, mais parfois on m'appelle le ministre du dressement reproductif".

Carlos Ghosn, seul maître à bord

Renault a annoncé ce jeudi 29 août le départ de son directeur général délégué aux opérations, Carlos Tavares. A l'origine de cette décision, officiellement prise "d'un commun accord", une interview accordée le 14 août dernier par le numéro 2 de la marque au losange dans laquelle ce dernier affichait ses ambitions, à savoir diriger un jour un groupe automobile, et pourquoi pas de l'autre côté de l'Atlantique.

Les Echos reviennent ce matin sur "les dessous de la reprise en main de Ghosn". "Avec cette décision, Carlos Ghosn apparaît plus que jamais comme le seul maître à bord chez Renault", souligne le journal économique, pour qui Carlos Tavares manquait de perspectives alors que Renault prépare une évolution de la gouvernance de l''alliance Renault-Nissan. Mais "Carlos Tavares n'aurait reçu aucun signal montrant que son PDG était prêt à lui laisser davantage de responsabilités", indique l'article des Echos.

La viande de cheval, le retour

Un trafic de viande de cheval a été mis au jour dans l'Est de la France, a-t-on appris hier. L'ampleur de la fraude, pilotée par un réseau mafieux belge, n'est pas encore connue.

France Info revient ce matin sur cette actualité, quelques mois après le scandale des plats préparés qui contenaient du cheval en lieu et place du boeuf. Pas de danger pour la santé mais des chevaux commercialisés alors qu'ils sont tout de même impropres à la consommation humaine : un réseau mafieux belge serait ainsi parvenu "à contourner frauduleusement notre réglementation sanitaire" en rachetant à des centres équestres ou des particuliers de chevaux de selle pour les faire abattre après avoir falsifié leurs carnets de santé, explique le reportage de France Info.

Moscovici face au "ras-le-bol fiscal" des patrons

A la une du Figaro : "Entreprises : le gouvernement fait miroiter une baisse des charges". Le journal revient sur l'opération séduction de Pierre Moscovici, la veille lors de l'université d'été du Medef.

Face à un public de patrons en colère pour le moins "hostile", le ministre de l'Économie "a réussi l'exploit de se faire… applaudir à plusieurs reprises", souligne le Figaro. Il faut dire que "le numéro 4 du gouvernement a sorti l'artillerie lourde", écrit le journal, qui évoque les perspectives abordées par le ministre d'une baisse des dépenses publiques et du coût du travail et du non-relèvement de la taxe sur les dividendes. Des arguments qui ont fait mouche même si le patron des patrons, Pierre Gattaz, reste lui "encore très énervé de s'être 'fait berner lundi par le premier ministre'".

Julien Bonnet

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