Quotidien des Usines

Montebourg loue l'alliance franco-allemande pour faire pression sur Rio Tinto Alcan

Elodie Vallerey , , , ,

Publié le

En déplacement sur le site de production d'aluminium Rio Tinto Alcan de Saint-Jean-de Maurienne, en Savoie, le ministre du Redressement productif a maintenu la pression sur la filiale du groupe minier anglo-australien Rio Tinto.

Montebourg loue l'alliance franco-allemande pour faire pression sur Rio Tinto Alcan © L'Usine Nouvelle

"Rio Tinto a une responsabilité pour que les négociations aboutissent car le gouvernement français n'acceptera pas l'autre solution, la fermeture, que Rio Tinto a toujours laissé sur la table", a martelé le ministre de l'industrie le 29 mars devant les salariés de l'usine Rio Tinto Alcan de Saint-Jean-de Maurienne, comme le rapporte l'AFP.

"J'ai indiqué à Rio Tinto que nous avions noué un accord économique, financier, industriel mais aussi politique avec nos amis allemands", a assuré Arnaud Montebourg. "Comme cela, Rio Tinto a en face de lui un consortium politique de deux puissances mondiales", s'est-il enorgueilli, ajoutant que le gouvernement français souhaite "reconstruire une filière aluminium puissante".

"Pour ce faire nous avons noué une alliance franco-allemande avec des capitaux privés allemands (Trimet) et des capitaux français (la Banque publique d'investissement) de nature à permettre la reconstruction de cette filière. Nous importons 300 000 tonnes d'aluminium alors que nous pouvons le produire en France", a insisté le ministre.

Des déclarations pas vraiment au goût de Rio Tinto Alcan (RTA) : "Jusqu'à preuve du contraire les propriétaires du site, c'est nous", a décrié Arnaud Soirat, président de Métal primaire du groupe RTA, comme le rapporte l'AFP. "On travaille d'arrache-pied pour que cette reprise aboutisse, mais il est clair que si elle n'aboutissait pas la dernière possibilité serait de fermer le site".

L’usine de Saint-Jean-de-Maurienne emploie 600 salariés, centre de recherche inclus, mais avec les emplois indirects, ce sont 2 200 personnes qui pourraient être touchées par la fermeture du plus gros employeur de la vallée de la Maurienne. Cela fait plus d’un an que le groupe anglo-canadien Rio Tinto Alcan souhaite céder l’usine de Saint-Jean-de-Maurienne.

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