Economie

Montebourg défend son bilan en faveur de l'emploi industriel

Publié le

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg soutient l'efficacité de l'action de son ministère en matière sociale lors d'un entretien avec l'AFP publié ce 18 octobre.

Montebourg défend son bilan en faveur de l'emploi industriel © Stephan Julienne - L'Usine Nouvelle

Sur l'emploi industriel

199 dossiers d'entreprises en difficulté auraient été traités par le ministère du Redressement productif, a assuré Arnaud Montebourg à l'AFP, selon des chiffres datant du 7 octobre. 15 000 emplois auraient été ainsi préservés pour près de 5 000 perdus.

"Ce sont des chiffres très précis qui correspondent à la réalité de notre travail (...)". "Dans une période de crise et d'affaissement, on me reprocherait mon inaction, mon silence", a-t-il insisté.

"Les dossiers que nous comptabilisons sont des dossiers qui sont entrés chez moi avec des difficultés et qui sont sortis, soit parce qu'il y a eu un krach et que (les entreprises) sont tombées en faillite, soit parce que l'entreprise a repris sa vie et n'a plus besoin de nous".

Sur Sanofi

A propos des grands dossiers sociaux, Arnaud Montebourg a également défendu son action. Sur le cas de Sanofi, avec une suppression attendue de 914 postes, le ministre s'est félicité d'avoir obtenu l'engagement qu'il y aurait "zéro licenciements".

Rien de trés nouveau, car Christian Lajoux, président France de Sanofi, avait déjà annoncé qu'il n'y aurait "aucun licenciement sec". "Le ministre voulait des réassurances. Sanofi fonctionne sur la base du volontariat", rappelait-il à L'Usine Nouvelle.

Sur ArcelorMittal

"On a laissé prendre nos installations industrielles dans l'acier et l'aluminum, par des groupes transnationaux à but financier", et "disposant d'un poids tel sur les marchés qu'ils peuvent considérer la France comme quantité négligeable", a déploré le ministre.

"Pour moi, Florange et Saint-Jean-de-Maurienne, c'est la même histoire", évoquant les 629 emplois directement menacés avec la fermeture définitive de l'aciérie ArcelorMittal de Florange (Moselle), et les 600 emplois menacés par la liquidation de l'usine d'aluminium du groupe Rio Tinto Alcan de Saint-Jean-de-Maurienne, en Savoie.

Arnaud Montebourg a affiché son optimisme quant aux possibilités de reprise de ces deux sites industriels. "L'acier et l'aluminum français sont deux dévastations industrielles des dix dernières années", a-t-il déploré. Selon lui, le groupe ArcelorMittal a "refusé à tous les pays, le Luxembourg, la Belgique, ce qu'il a accordé à la France", à savoir un délai jusqu'au 1er décembre pour trouver un repreneur pour les hauts fourneaux.

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