Monte dei Paschi: Rome parle d'un renflouement avec la CE

MILAN (Reuters) - L'Italie discute avec la Commission européenne des modalités d'un éventuel plan de sauvetage par l'Etat de la banque en difficulté Monte dei Paschi, plan qui a déjà été demandé et qui pourrait être lancé dès la semaine prochaine si nécessaire, rapporte vendredi le quotidien italien Corriere della Sera.
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La troisième banque italienne a besoin de cinq milliards d'euros d'ici la fin de l'année pour combler le déficit de fonds propres détecté par la Banque centrale européenne lors de ses tests de résistance, sans quoi elle risque une liquidation.

Citant des sources ayant connaissance directe du dossier, le journal italien dit que Rome a déjà déposé une demande de recapitalisation de Monte dei Paschi par l'Etat dès la semaine prochaine, après le référendum constitutionnel de dimanche.

Selon le Corriere della Sera, la Commission est disposée à limiter la contribution des actionnaires et des porteurs d'obligations subordonnées et les discussions portent sur l'ampleur de la mise à contribution des particuliers détenant des obligations junior.

Un porte-parole de la Commission a refusé de commenter ces informations. Personne n'était immédiatement disponible au Trésor italien.

Le directeur financier de Monte dei Paschi, Francesco Mele, a dit cette semaine que la Commission devrait accepter que seuls les actionnaires et détenteurs d'obligations junior soient mis à contribution avant que la banque ne reçoive une aide de l'Etat.

Les nouvelles règles européennes de résolution bancaire prévoient que les investisseurs soient sollicités avant toute injection d'argent public. Mais ces règles seront appliquées avec souplesse pour le renflouement de Monte dei Paschi afin d'éviter une déstabilisation de l'ensemble du système bancaire italien, ont indiqué des sources à Reuters la semaine dernière.

Une offre de conversion de dette en actions de la banque, qui vise à limiter la taille de l'émission d'actions, prend fin vendredi et Monte dei Paschi compte lancer son appel au marché après le référendum de dimanche.

La plupart des observateurs estiment que l'augmentation de capital sera abandonnée si le "non" l'emporte lors du référendum, ce qui pousserait le gouvernement à la démission et ouvrirait probablement une période d'instabilité politique et de tensions sur les marchés.

(Valentina Za, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Angrand)

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