Quotidien des Usines

Monsanto s'apprête à investir 50 millions d'euros sur son site de Trèbes

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La multinationale productrice de semences va s'étendre sur 2 hectares. 20 CDI et 80 saisonniers à la clé.

Monsanto s'apprête à investir 50 millions d'euros sur son site de Trèbes © Monsanto

La multinationale nord-américaine Monsanto va investir 50 millions d'euros dans son site de production de semences de Trèbes (Aude). L'usine, établie depuis 30 ans dans cette ville proche de Carcassonne, devrait s'étendre sur deux hectares avec de nouvelles unités de traitement des semences, d'ensachage et de stockage. Une première partie de l'extension devrait être prête pour la récolte 2013 et l'autre pour 2014.

Les élus locaux se réjouissent de cette nouvelle. "Nous sommes très favorables à cet investissement, a précisé à l'AFP Jean-Paul Ferrif, premier adjoint au maire de Trèbes. Ce projet représente 20 emplois de techniciens et ingénieurs et 80 emplois saisonniers." Actuellement, 60 salariés travaillent sur le site à l'année auxquels viennent s'ajouter 150 saisonniers.

Jean-Paul Jerrif a ajouté que, pour des raisons de fiabilité de production, Monsanto a privilégié Trèbes alors qu'il avait des opportunités en Roumanie et en Ukraine. En 2011, le groupe a réalisé 90,5 millions d'euros de chiffre d'affaires sur le territoire français.

D'autres accueillent ce projet avec beaucoup plus de méfiance. En janvier 2012, le site de Trèbes a été la cible de militants anti-OGM qui ont vidé des sacs de maïs transgénique MON 810, produits sur place et dont la culture venait d'être interdite. Des élus verts et communistes demandent à ce qu'un maximum de garanties soient assurées afin qu'il n'y ait pas de production de semences OGM.

Cependant, comme l'a indiqué à l'AFP Michel Cornuet, adjoint écologiste à la mairie de Carcassonne, "la situation économique et sociale ne permet pas de mépriser d'éventuelles créations d'emplois". A quelques kilomètres de l'usine Pilpa, de nouvelles embauches seraient une bouffée d'air. D'autant que Monsanto aurait entrepris d'embaucher des salariés licenciés du producteur de crèmes et desserts glacés.

Timothée L'Angevin

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