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Monnaies : les pays du G20 s’accordent sur le strict minimum

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Le G20 s’est achevé le 12 novembre à Séoul. En pleine guerre des monnaies entre les Etats-Unis et la Chine, les pays les plus puissants du monde se sont accordés pour travailler ensemble à la prospérité de la planète. Sans avancée concrète.

Monnaies : les pays du G20 s’accordent sur le strict minimum © REUTERS

Finies les politiques économiques non coordonnées. A l’issue de la réunion du G 20 qui se tenait à Séoul, les dirigeants des plus grandes économies de la planète ont affiché leur volonté de travailler main dans la main. « Des actions économiques non coordonnées ne peuvent qu’empirer la situation pour tous », jugent les dirigeants. Renoncer à toute dévaluation compétitive et favoriser des taux de change davantage déterminés par le marché sont les principales déclarations d’intention issues du G20.

Moins ambitieux que voulu

Reste que sur le papier, le communiqué final reprend le texte publié fin octobre par les ministres des Finances du G20, renvoyant à 2011 l’élaboration d’un cadre indicatif d’instruments de mesure des déséquilibres financiers globaux. Une démarche qui irait dans le sens des préconisations de Christian Noyer, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, qui déclarait avant l’ouverture du sommet : « nous avons tous intérêt à le réformer, mais de façon structurelle, méthodique, apaisée, et certainement pas dans la précipitation ». Selon Nicolas Sarkozy, nouveau président du G20, l'élaboration d'un indicateur au premier semestre 2011.

Pour autant, le communiqué final du G20 est moins ambitieux que voulu. Un négociateur expliquait avant la fin de la rédaction du communiqué que l’objectif était de « lancer un message critiquant les dévaluations compétitives, comme la sous-évaluation notoire de certaines monnaies, mais dans le contexte actuel, ce n’est pas évident ». Une manière de faire écho aux dernières tensions entre les Etats-Unis et la Chine, déterminés à ne rien céder sur ce qui pourrait compromettre leur propre croissance.

La décision de la Fed vivement critiquée

Le président américain Barack Obama s’est trouvé attaqué de toutes parts lors du G20 du fait de ses mesures de relance controversées. En effet, la banque central américaine, la FED, a procédé à l’injection de 600 milliards de dollars de liquidités dans le circuit monétaire pour affaiblir le dollar et relancer l’économie. Une mesure qui a fait émerger des critiques de la part de ses partenaires, la Chine et l’Allemagne, les deux plus gros exportateurs du monde, mais aussi du Brésil et de la Russie. « La décision de la Fed a braqué les Chinois, ce qui nous a ramené un pas en arrière », a commenté un diplomate européen.

Le président américain s’est défendu de tout égoïsme et a réaffirmé qu’une relance américaine était nécessaire pour la croissance mondiale. De son côté, le président chinois Hu Jintao s’est engagé à poursuivre la réévaluation du yuan, tout en affirmant que cette opération ne pouvait se faire que dans un environnement extérieur favorable. Ce dernier ne veut pas se voir imposer une réévaluation du yuan par le G20.

Les conflits monétaires entre Etats-Unis et Chine durent depuis plusieurs mois et a été dénoncée par le Brésil à la fin du mois de septembre. Reste que selon le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, la crainte d’une réelle guerre des monnaies s’est dissipée.

Les accords Bâle II seront totalement appliqués

Les nouvelles normes bancaires, dites Bâle II, destinées à renforcer le secteur financier après la crise de 2008 devraient être totalement mises en œuvre, d’après l’engagement des pays du G20. Cela pourrait être un des travaux du président de la République française, Nicolas Sarkozy, qui a pris les rênes du G20 le 12 novembre avec réalisme et responsabilité.

 

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