Mondial de l’automobile : la priorité c’est le consommateur, pas le salarié !

Avec 1,2 million de visiteurs, le Mondial de l'Automobile de Paris a perdu de son aura. Mais le plus inquiétant n'est pas là : au fil des années, ce salon est devenu la plus grande concession de France, ciblant le grand public plutôt que les professionnels. Un symbole de la vision économique de nos dirigeants.

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Mondial de l’automobile : la priorité c’est le consommateur, pas le salarié !

Le Mondial de l’automobile vient de fermer ses portes. Et finalement, comme tous les deux ans, son succès est jugé à l’aune de sa fréquentation, de la mobilisation du grand public autour de cet événement. Et l’on jugera de la bonne santé du secteur en analysant pourquoi 1,2 million de personnes (seulement) ont fait le déplacement. Et le commissaire général se gargarisera malgré tout de ce bon résultat en répétant sur toutes les antennes que le Mondial de Paris est le premier salon automobile du monde…

C’est finalement assez décevant. Prendre le nombre de visiteurs pour juger du succès d’un tel événement est, quelque part, symbolique de ce que la France juge bonne pour elle. L’important, c’est ne pas "faire du business" mais d’attirer le plus grand nombre possible de personnes autour des stands. Il semble plus important, aux yeux des organisateurs, d’avoir une foule d’inconnus (éventuellement prêts à acheter un des modèles exposés plus tard) que de participer à la finalisation de contrats entre les grands acteurs du secteur. Preuve que ce point ne les intéresse pas du tout : mis à part Valeo, aucun équipementier n’avait un stand digne de ce nom dans les allées du mondial. Par comparaison, ils sont tous présents ou presque au salon de Francfort (qui se tient tous les deux ans en alternance avec Paris) où ils représentent près d’un tiers des exposants.

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Ce que ce vide démontre, c’est que notre préférence nationale va au consommateur plutôt qu’au producteur. Finalement, lorsque nos dirigeants regardent leurs concitoyens, ils y voient d’abord un acheteur plus qu’un salarié. Cette vision peut sembler anecdotique… Elle influe pourtant très clairement sur les politiques économiques et fiscales que développe l’exécutif français. La meilleure preuve en est sa volonté de taxer plus fortement les plus-values de cession qui a fait se lever une fronde dans la communauté des entrepreneurs…

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