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L'Usine Auto

[Mondial de l’Auto] Plastic Omnium, de la poubelle à la voiture connectée

Olivier James , , , ,

Publié le

Plastic Omnium prend le virage de la voiture autonome en se positionnant notamment sur le segment de la carrosserie intelligente. L’équipementier présente un bloc avant de véhicule truffé de capteurs.

[Mondial de l’Auto] Plastic Omnium, de la poubelle à la voiture connectée
Laurent Burelle (à droite), le pdg de Plastic Omnium, devant un bloc avant de Jaguar intégrant des capteurs. Copyright Matthew Oliver

Le plastique, c’est fantastique. N’étaient les propos trop explicites de cette chanson d’Elmer Food Beat, personne au sein de Plastic Omnium ne renierait ces paroles. L’équipementier automobile, qui tire son origine de la production de conteneurs à ordure ménagères, compte faire du plastique un élément déterminant de la voiture connectée.

La société familiale dirigée aujourd’hui par Laurent Burelle, petit-fils d’Emile Burelle qui initia en 1875 ce qui allait devenir le Plastic Omnium d’aujourd’hui, a profité du Mondial de l’Auto, du 4 au 14 octobre, pour présenter un bloc avant de Jaguar bardé de capteurs, le Bumper. Après plusieurs années de développement, l’équipementier de 33 000 salariés passe à l’offensive commerciale.

Le message est clair : avec son savoir-faire dans les matières plastiques, le groupe sait mieux que quiconque intégrer les radars, lidars et autres capteurs qui donnent tous ses sens à la voiture autonome sans pour autant la défigurer. "Notre valeur ajoutée se situe dans l’intégration de tous ces accessoires dans des endroits fonctionnels, protégés et compatibles avec les réglementations", résume Bertrand Hache, directeur innovation et lignes de produits pour les Etats-Unis. Et l’expert de montrer une plaque de polycarbonate qui est à la fois noire pour cacher le capteur, mais qui laisse passer les ondes électromagnétiques grâce à des traitements de surface spécifiques.

A l'horizon, la plastronique

Alors que Plastic Omnium a pris le contrôle en juin dernier pour 350 millions d’euros de l’allemand HBPO, spécialiste des modules bloc-avant de carrosserie, le groupe se positionne sur le marché prometteur de l'enveloppe intelligente de voiture. En d’autres termes, il veut passer du simple parechoc à la carrosserie connectée. Un marché qui pourrait rapporter gros : un parechoc peut intégrer jusqu’à 50 composants de haute technologie… Et Plastic Omnium espère au passage rafler également des parts de marché dans les modules arrière, zone tout aussi stratégique pour placer des capteurs. A plus long terme, l’équipementier pourrait se diriger davantage vers la plastronique et intégrer des capteurs miniaturisés directement moulés dans les pièces automobiles.

En parallèle, le groupe met le turbo sur la mobilité propre, avec des solutions telles que la propulsion hybride batterie/pile à combustible, comme il l’a également montré lors du Mondial de l’Auto. Et les dirigeants l’assurent : Plastic Omnium a les moyens de ses ambitions. Deux nouveaux centres de R&D vont voir le jour en 2019, représentant chacun 200 millions d’euros d’investissements, à Bruxelles (Belgique) et à Wuhan (Chine). En France, où se concentre la moitié de ses quelque 3 200 ingénieurs dédiés à la R&D, le site lyonnais va être modernisé d’ici deux ans grâce à un investissement de 25 millions d’euros.

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