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L'Usine Agro

Moins de la moitié des poissons débarqués en France sont issus de la pêche durable

Franck Stassi , ,

Publié le

Les dernières analyses des stocks de poisson, publiées par l’Ifremer, font état de pratiques très disparates selon les zones de pêche. Le cabillaud est notamment surveillé de près.

Moins de la moitié des poissons débarqués en France sont issus de la pêche durable © JC Barla

Seuls 48% des volumes pêchés en France en 2018 provenaient de stocks exploités de manière durable, indique l’Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer). 27% des volumes provenaient de stocks surpêchés.

Dans le golfe de Gascogne, 47% des débarquements sont issus de stocks bien exploités et 36% des débarquements proviennent de stocks surpêchés. La biomasse de la sole (13 000 tonnes) est au-dessus du seuil de 10 000 tonnes de rendement maximal durable, qui correspond aux volumes pouvant être extraits à moyenne et à long terme d’un stock halieutique sans en affecter le processus de reproduction. Les stocks d’anchois présentent les biomasses les plus élevées depuis 1987. "Les analyses des résultats de la campagne depuis l’an 2000 montrent que le poids moyen des jeunes anchois et sardines a nettement diminué, alors que les stocks sont à des niveaux élevés", indique l’Ifremer.

Dans la Manche, en mer du Nord et en mer Celtique (partie de l'océan Atlantique qui borde le sud de l’Irlande), le pourcentage de débarquements issus de stocks bien exploités est le plus haut (65%) et plus faible taux de débarquements à la suite de surstocks (20%). La biomasse du lieu noir est deux fois supérieure au rendement maximal durable. En revanche, "l’effort de pêche est supérieur à celui permettant le rendement maximal durable" dans l’est de la Manche et en mer du Nord sur le cabillaud. Cette espèce a été victime de surpêche entre les années 1970 et 2000, rappelle l’Ifremer. Le hareng et le maquereau font partie des petits pélagiques abondants - l’hypothèse d’une migration vers le nord en réponse au réchauffement de l’eau est avancée.

Dans le golfe du Lion, où trois quarts des stocks n’ont pas pu être évalués, la tendance  est à la surpêche. Le stock de thon rouge, qui a longtemps posé des difficultés, est désormais considéré comme étant "bien exploité".

Pêche électrique : les Pays-Bas pourraient être poursuivis

La direction générale des Affaires maritimes et de la pêche de la Commission européenne a l’intention de proposer à la Commission d’ouvrir une procédure d’infraction à l’encontre des Pays-Bas pour non-respect du droit, a-t-elle indiqué vendredi 1er février dans un courrier adressé à l’ONG Bloom. Celle-ci avait précédemment alerté sur l’octroi illégal, par les Pays-Bas, de 70 dérogations, sur un total de 84, afin de pratiquer la pêche dite électrique dans la partie méridionale de la mer du Nord. Interdite en 1998, la pêche électrique a été à nouveau autorisée sous forme de dérogations à partir de 2007, à hauteur de 5% des chalutiers à perches par État membre. Elle est utilisée quasi-exclusivement par des bateaux néerlandais ainsi que des bateaux belges contrôlés par des capitaux néerlandais.

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