Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Santé

Modeste entrée en Bourse pour SpineGuard

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

Spécialiste des dispositifs médicaux de la chirurgie du dos, le francilien SpineGuard n’a pas levé autant de fonds sur Alternext qu’il escomptait. Mais il pourra financer son expansion internationale et le développement de sa plateforme technologique.

Modeste entrée en Bourse pour SpineGuard © SpineGuard

Opération partiellement réussie pour SpineGuard. Cette société francilienne de dispositifs médicaux dans la chirurgie du dos a fait son entrée en Bourse cette semaine. Mais elle n’a levé sur Alternext que 8,1 millions d'euros - à 7,29 euros par action, sa fourchette basse - au lieu des 9 millions d’euros escomptés. Fondée en 2009, elle a mis au point PediGuard, "un instrument qui permet aux chirurgiens de sécuriser la mise en place des vis dans les artères", explique le directeur général et cofondateur de SpineGuard, Pierre Jérôme. Grâce au capteur situé à sa pointe et à l’électronique embarquée dans sa poignée, il mesure en temps réel et retranscrit sous la forme d’un signal sonore et lumineux tout changement de conductivité électrique des tissus rencontrés.

Nouer des partenariats avec les géants américains

Les fonds levés permettront à Spineguard d’accélérer son expansion commerciale à travers le monde et de poursuivre les études cliniques sur ces produits. Mais aussi de développer sa plateforme technologique, qu’elle espère également valoriser dans le cadre de partenariats. Car sur le marché mondial de 9 milliards de dollars de la colonne vertébrale, mieux vaut s’allier aux géants américains du secteur, comme Medtronic ou J&J. Même si Spineguard affirme ne pas être en concurrence direct avec eux. "Nous sommes focalisés sur la sécurisation des vis, explique Pierre Jérôme. C’est un peu l’ABS qui s’applique à tous les produits des acteurs." Alors que près de 5 millions de vis vertébrales sont posées chaque année, leur mauvais positionnement est fréquent, avec des conséquences potentiellement dramatiques pour les patients opérés, notamment sur le plan neurologique, affirme Spineguard.

La fabrication encore externalisée

Si la société met au point le design et la R&D, elle externalise la fabrication, l’assemblage et la stérilisation de ses produits afin de garder une marge brute élevée, représentant 86% de son chiffre d’affaires. Elle achète donc ses composants critiques en France, et travaille aussi avec des fournisseurs de Singapour et Boston. Aux Etats-Unis, elle dispose déjà d’une filiale, à San Francisco, qui compte 13 employés, contre 11 à Saint Mandé. Cela lui permet de vendre directement aux hôpitaux américains ses composants stériles à usage unique – comptez 1 400 dollars par patient -, alors qu’ils sont vendus 400 euros aux distributeurs auxquels elle fait appel dans les 43 autres pays où le produit est homologué.

En 2012, elle avait enregistré 3,9 millions d’euros de chiffre d’affaires, mais essuyait encore des pertes de 3,26 millions d’euros. Elle est toujours majoritairement détenue par des fonds d’investissement gérés par les sociétés de gestion A Plus Finance, Omnes Capital, Delta Partners et IPSA, ses actionnaires historiques.

Gaëlle Fleitour

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle