Transports

Mobilité 21 : Jean-Marc Ayrault annoncera le 9 juillet le choix des infrastructures de transport

Olivier Cognasse ,

Publié le , mis à jour le 27/06/2013 À 19H26

Le rapport de la commission Mobilité 21 sur la hiérarchisation des projets d’infrastructures de transport vient d’être remis au ministre des Transports. La fronde s’amplifie dans les régions.

Mobilité 21 : Jean-Marc Ayrault annoncera le 9 juillet le choix des infrastructures de transport © colas.com

Jean-Marc Ayrault présentera, le 9 juillet, un plan d’investissement important qui concernera le transport. A cette occasion, le Premier ministre devrait annoncer les arbitrages du gouvernement sur les projets d’infrastructures de transport. Il dispose, désormais, des conclusions de la commission Mobilité 21 présidée par le député-maire (PS) de Caen Philippe Duron. La commission a remis son rapport jeudi 27 juin après-midi, au ministre des Transports, Frédéric Cuvillier. Le 9 juillet, le chef du gouvernement "annoncera les choix budgétaires et la méthode", a précisé Frédéric Cuvillier. Les décisions devraient être conformes pour l’essentiel au contenu du rapport, a indiqué le ministre. Le scénario numéro 2 qui promet 30 milliards d’euros d’investissements d’ici 2030 sera celui retenu par le gouvernement.

"Le sauveur du canal"

Le ministre des Transports a également précisé que les projets soutenus par l’Europe, c’est-à-dire les lignes ferroviaires transfrontalières ou le canal Seine-Nord-Europe n’étaient pas abandonnés, mais que le gouvernement attend "la nouvelle génération de financements européens en 2014". Frédéric Cuvillier s’est même présenté en "sauveur du canal". "Nous devons mobiliser des financements européens qui n’avaient pas été demandés par le précédent gouvernement", a expliqué le ministre.

La province gronde

La remise du rapport a douché les derniers espoirs de ceux qui n’avaient pas été convaincus par les différentes fuites parues dans la presse, à commencer par L’Usine Nouvelle dès le 18 juin. "Je tiens à exprimer certaines inquiétudes quant au devenir ferroviaire de la Région Limousin et, au-delà, de tout le centre de la France, qui ne peuvent être oubliés. La LGV Poitiers-Limoges n’est classée qu’en priorité 2 alors que la procédure d’enquête publique est en cours jusqu’au 12 juillet et que le barreau Limoges-Poitiers satisfait à tous les autres critères de faisabilité, notamment environnementaux", s’inquiète Jean Paul Denanot, le président (PS) de la région Limousin.

Martine Lignières Cassou, député-maire (PS) de Pau et Présidente de l’agglomération Pau-Pyrénées regrette, quant à elle, l’abandon de la LGV Bordeaux-Hendaye : "Notre économie béarnaise est entièrement mondialisée que ce soit l'aéronautique, l'agroalimentaire ou les géosciences. Nous relier au reste de l'Europe et du monde est une nécessité absolue."

En Bourgogne, François Patriat, le président (PS) de la Région, est particulièrement remonté contre "le report de deux projets ferroviaires majeurs pour la Bourgogne : la liaison Paris-Orléans-Lyon-Clermont (POCL) assurant la desserte en TGV de la Nièvre et de l’est de la Saône-et-Loire et la réalisation complète de la branche est de la LGV Rhin-Rhône. Ces projets ferroviaires revêtent pourtant une importance stratégique pour nos territoires".

Heureusement, il y a quelques heureux comme la fondation Hulot qui salue la priorité donnée aux transports du quotidien et le député-maire (PS) de Toulouse Pierre Cohen qui se dit "satisfait, mais vigilant" pour la LGV Bordeaux-Toulouse. Beaucoup de prétendants, mais peu d’élus…

Olivier Cognasse

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