Mobilisation dans l’industrie : la CGT fait bande à part

Alors que les syndicats européens de l’industrie appellent à soutenir l’emploi, le syndicat CGT organise de son côté huit manifestations et des arrêts de travail. Une posture toute politique.

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Mobilisation dans l’industrie : la CGT fait bande à part

Quand la CGT a lancé fin août son appel à une journée de grèves et manifestations ce mardi 9 octobre, la CFDT n’a pas du tout apprécié. François Chérèque, son secrétaire général, avait accusé la centrale de Bernard Thibault de "détourner", "à des fins politiciennes nationales et internes", l’appel de la toute nouvelle Fédération européenne des travailleurs de l’industrie à défendre l’emploi durant toute cette semaine.

La CGT fait effectivement bande à part en cette journée de mobilisation européenne, organisant des manifestations dans huit villes françaises, appelant à des arrêts de travail dans les transports, la chimie, la métallurgie, les ports… et pilotant le rassemblement, au salon de l’automobile, des salariés de la filière (PSA, Renault, ArcelorMittal…) inquiets pour leur avenir. Objectif : défendre l’emploi dans l’industrie, alors que la barre des 3 millions de chômeurs vient d’être franchie, et protester contre le traité budgétaire européen en discussion à l’Assemblée.

La CGT la joue perso pour montrer sinon sa force, du moins sa détermination, face au Medef, dans le cadre des négociations sur l’emploi en cours. Son tract appelant à la mobilisation du 9 octobre est clair : "Pour peser sur les négociations et permettre la relance de l’industrie", est-il écrit.

La CGT reste la CGT

La semaine dernière, jeudi 4 octobre, à l’issue de la deuxième réunion de discussions entre partenaires sociaux, Bernard Thibault avait dénoncé un "chantage éhonté du patronat" pour obtenir une flexibilité du travail et une action sur le coût du travail. Appeler à ces manifestations est pour la CGT une façon de se démarquer d’une CFDT plus soucieuse de compromis sur ces questions.

C’est aussi un moyen de resserrer les rangs et de montrer que la guerre de succession à la tête de la centrale de Montreuil n’empêche pas la CGT d’être la CGT, et de protester.

La CFDT, qui en tant que confédération n’est pas membre de la Fédération européenne des travailleurs de l’industrie, laisse agir ses fédérations de la métallurgie, de la chimie-énergie, et du textile-habillement-cuir. Elles seront reçues jeudi 11, avec les fédérations industrielles de FO et de la CFE-CGC, par Pierre Gattaz, président du Groupement des fédérations industrielles (GFI), organisation patronale, et vendredi 12 par Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif.

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