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MOBILIER DE LOISIRSGrosfillex meuble l'Amérique du Sud

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En partenariat avec Industrie Explorer

MOBILIER DE LOISIRS

Grosfillex meuble l'Amérique du Sud



Stimuler systématiquement les nouveaux marchés potentiels, c'est le souci de l'entreprise jurassienne Grosfillex, leader mondial du mobilier de loisirs en matière plastique. " A notre arrivée au Brésil, le mobilier en plastique n'existait pas. Nous avons créé ce marché ", explique Edouard-Henri Supernak, directeur des produits d'extérieur de la société. Un pari né du développement économique des pays sud-américains, et qui profite d'une longue expérience d'implantation à l'étranger. Fondée en 1921, à Oyonnax, dans l'Ain, par les frères Grosfillex, artisans de matériaux en bois, l'entreprise s'est reconvertie dès les années 50 dans le plastique. Spécialiste du mobilier de jardin, elle a entrepris également la conquête de l'aménagement de l'intérieur, des revêtements muraux aux tables basses, en passant par les bacs à fleurs et les portes coulissantes.

L'hyper-inflation brésilienne a engendré des difficultés

" L'international est un axe stratégique de notre développement ", précise Edouard-Henri Supernak. Présent en Europe et aux Etats-Unis depuis plus de vingt-cinq ans, cette entreprise familiale est fière de son indépendance. Aussi, pour toutes ses filiales, la méthode fut la même que pour celle du Brésil : l'autofinancement. " C'est la pierre angulaire de notre culture ", précisent les responsables de la société. C'est à Sao Paulo qu'elle décide de s'implanter en 1991. " Car cet Etat offre la plus grande concentration de richesses du continent ", insiste Edouard-Henri Supernak. D'autre part, le Brésil bénéficie d'un climat tropical, favorable à la vie de plein air, contrairement à l'Argentine, où les saisons sont plus marquées. Mais, toujours par souci d'indépendance, l'entreprise jurassienne n'y crée pas de joint-venture. Elle débute avec un bureau de représentation appartenant à 100 % à Grosfillex. " Pour des raisons de logistique et de compétitivité, nous avons très rapidement acheminé des moules sur place, avec le projet de sous-traiter nos pièces en plastique ", raconte le maître d'oeuvre des opérations. A la filiale de s'autofinancer ensuite pour installer son propre atelier. Dans un premier temps, l'hyper-inflation brésilienne (jusqu'à 2 000 % par an) a constitué une grosse difficulté. " Cela impliquait d'avoir des tarifs et des courants d'affaires qui changeaient pratiquement tous les jours ", se rappelle Edouard-Henri Supernak. L'entreprise est aujourd'hui payée de sa patience : la réussite du plan de stabilisation économique, avec une inflation ramenée à 7-8 %, a dé- gagé un pouvoir d'achat supplémentaire, qui se retrouve dans le niveau de consommation. Pour la distribution, le plastur- giste français a exploité les magasins traditionnels spécialisés dans les produits extérieurs, comme les piscines et les bains bouillonnants. Ce qui ne l'empêche pas de profiter aussi de l'accroissement de la grande distribution, avec notamment la chaîne Stock & Stock et Castorama, qui va s'implanter dans la région cette année. Sans oublier les Carrefour et autres WalMart, très actifs dans le pays.

Sao Paulo, tête de pont pour le marché sud-américain

Aujourd'hui, l'entreprise détient 28 % du marché du mobilier de jardin au Brésil. Le site de production de Sao Paulo assure, depuis deux ans, son rôle de plate-forme pour la conquête du marché sud-amé- ricain, notamment celui de l'Argentine. Car, avec la mise en place du Mercosur, les échanges entre pays de la région se développent rapidement et, surtout, pratiquement sans droits de douane pour les produits fabriqués sur place. La zone représente actuellement 10 % du chiffre d'affaires du groupe. " Notre objectif est d'atteindre 25 % en Amérique du Sud ", affirme Edouard-Henri Supernak. D'autres ambitions ? Il en faut. Car, depuis le début des années 90, Grosfillex, qui était porté par la croissance de la consommation en Europe, a été fortement affecté par la crise. De plus, la concur- rence est de plus en plus vive, et les prix des produits chutent nettement. Selon nos informations, le chiffre d'affaires du groupe, qui n'est pas publié, est en quasi-stagnation. Après l'Europe, les Etats-Unis et l'Amérique du Sud, Grosfillex veut donc aller plus loin dans l'internationalisation. Un projet d'implantation en Chine, pour conquérir le marché asiatique, est à l'étude.



Une stratégie en trois étapes

Importation et création du marché de mobilier de loisirs.

Création d'une filiale au Brésil et fabrication sur place.

Développement dans les autres pays du Mercosur, à commencer par l'Argentine.

Le marché

Le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) offre un marché très important lié à l'habitat, tant au niveau de l'aménagement des jardins, que du mobilier d'intérieur. Plus de 30 millions de consommateurs y disposent d'un revenu annuel de 55 000 francs.

Les concurrents

Grosfillex se prévaut d'avoir créé, dès 1991, le marché des matières plastiques dans l'univers de l'habitat, où, ensuite, sont venus se nicher ses concurrents, notamment Plagon et Garden life, auxquels il faut ajouter le hollandais Hartmann, implanté en Argentine, ainsi que Dolphin, dont les produits sont fabriqués au Venezuela avec des moules italiens.

USINE NOUVELLE N°2592

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