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Mitsubishi Corp étudierait une entrée au capital de Renault

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Publié le , mis à jour le 27/03/2020 À 07H20

Le conglomérat japonais Mitsubishi Corp va-t-il entrer au capital de Renault ? L'hypothèse serait à l'étude pour permettre de renforcer l'alliance entre les trois constructeurs automobiles Renault, Nissan et Mitsubishi Motors.

Mitsubishi Corp étudierait une entrée au capital de Renault
Le conglomérat Mitsubishi Corp détient 20 % du constructeur automobile Mitsubishi Motors. /Photo d'archives/REUTERS/Amir Cohen
© AMIR COHEN

Une entrée du conglomérat japonais Mitsubishi Corp au capital de Renault fait partie des hypothèses à l'étude pour renforcer l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, a appris Reuters jeudi 26 mars de deux sources proches du dossier. Le projet aurait également pour but d'aider le constructeur automobile français à rebondir face aux difficultés qui s'accumulent.

Une entrée au capital à hauteur de 10 % ?

Le journal Les Échos a rapporté le premier que le conglomérat japonais, qui détient 20 % du constructeur automobile Mitsubishi Motors, pourrait entrer au capital de Renault, à hauteur de 10 %."Il y a plusieurs hypothèse de travail", a dit une des sources. Une autre source a précisé que "rien n'est sur la table aujourd'hui de manière officielle" et qu'il faut "attendre les plans stratégiques de mai et les arbitrages pour savoir".

Ébranlés en 2018 par la disgrâce de leur ex-patron Carlos Ghosn puis en 2019 par une dégradation de leurs ventes et de leurs marges, Renault et son partenaire Nissan doivent dévoiler début mai de nouveaux plans stratégiques prévoyant notamment des économies drastiques et une optimisation des synergies de l'alliance.

Objectif : relancer l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi en crise

Mitsubishi Motors, dernier à rejoindre l'alliance Renault-Nissan, présentera lui aussi son plan stratégique en mai. Son principal actionnaire est Nissan, qui en détient 34 %. Renault possède lui 43 % de Nissan, qui détient en retour 15 % de son partenaire français.

Les relations entre Renault et Nissan ont été ébranlées par la chute de Carlos Ghosn, arrêté au Japon en novembre 2018 pour des soupçons de malversations financières qu'il dément. L'ancien homme fort de l'alliance s'est enfui en décembre 2019 au Liban, d'où il organise depuis sa défense.

Les dirigeants qui ont succédé à Carlos Ghosn à la tête de l'alliance ont promis de relancer l'attelage en 2020 pour faire face aux besoins d'investissement liés à la transition vers les véhicules électriques, dans un contexte de tensions commerciales accrues à cause du Brexit et du bras de fer entre les États-Unis et la Chine.

L'arrivée au capital de Mitsubishi Corp pourrait également conforter la trésorerie de Renault avant une période difficile. La pandémie de coronavirus Covid-19, qui a provoqué en mars l'arrêt de la production automobile à travers le monde, vient d'ajouter un défi supplémentaire pour les entreprises du secteur.

Avec Reuters (Gilles Guillaume, Sarah White, Bertrand Boucey et Jean-Philippe Lefief, édité par Marc Angrand)

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