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Mises en examen de la SNCF et Systra dans le déraillement du TGV Est

Léna Corot , , ,

Publié le , mis à jour le 22/12/2017 À 07H21

Le 14 novembre 2015, le déraillement du TGV Est d’essai à Eckwersheim (Bas-Rhin) a coûté la vie de onze personnes. La SNCF et sa filiale Systra sont mises en examen pour homicides et blessures involontaires.

Mises en examen de la SNCF et Systra dans le déraillement du TGV Est
Onze personnes sont mortes et 42 ont été blessées dans le déraillement de la rame d'essai du TGV Est le 14 novembre 2015.
© Marc MATHEY ?@MarcMatheySNCF Oct 26

Après Systra, c’est désormais la SNCF qui est mise en examen jeudi 21 décembre pour "blessures et homicides involontaires par maladresse, imprudence, négligence ou manquement à une obligation de sécurité" dans le cadre du déraillement du TGV Est. Le 14 novembre 2015, une rame de TGV d'essai reliant Paris à Strasbourg a déraillé à Eckwersheim dans le Bas-Rhin (Grand-Est) entraînant la mort de 11 personnes. Le train a quitté la voie avant de tomber dans le canal en contre-bas. Sur la cinquantaine de personnes se trouvant à bord, 11 sont mortes et 42 étaient blessées.

Les mises en examen du groupe ferroviaire français et de sa filiale font suite à celle de trois de leurs salariés en octobre 2016 pour le même motif. "Systra s'attachera à démontrer qu'elle n'a commis aucun délit", a réagi la société dans un communiqué. La SNCF et Systra vont désormais avoir accès à l'intégralité de l'enquête menée depuis deux ans par les juges du pôle "Accidents collectifs" à Paris. Ces derniers cherchent à établir les responsabilités pénales dans l'accident.

Vitesse excessive et manque d'expérience du personnel

Dès les premiers éléments d’enquête la vitesse excessive et un freinage trop tardif avaient été évoqués. Dans ses conclusions transmises fin octobre aux familles des victimes, le parquet affirme que Systra effectuait des essais en survitesse : le TGV allait à 330 km/h au lieu de 187 km/h, et ce sans que le personnel d'essai n'en ait été informé.

Ce rapport pointe aussi du doigt l'inexpérience des personnels chargés de conduire les essais, leur manque de formation et de coordination avec la SNCF ainsi que le manque de rigueur dans l'organisation des essais. Systra a aussi été critiqué pour la présence à bord de cette rame d'essai de personnes non habilitées. Une photo prise à l'intérieure de la cabine de pilotage montre la présence de sept personnes bien que sa capacité soit limitée à quatre. Et sur les onze victimes, deux ne faisaient pas partie du personnel. L'enquête se poursuit et tente de démêler les responsabilités de chacun dans la survenance de cet accident.

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