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L'Usine Energie

Mise en examen dans l’affaire Uramin d’Areva, Anne Lauvergeon pointe du doigt Claude Guéant

Ludovic Dupin , , ,

Publié le

Anne Lauvergeon, l’ancienne patronne d’Areva, a été mise en examen dans l’affaire Uramin qui a entraîné de lourdes pertes pour l’entreprise. Dans sa défense, elle pointe du doigt l’ancien secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant. 

Mise en examen dans l’affaire Uramin d’Areva, Anne Lauvergeon pointe du doigt Claude Guéant © Pascal Guittet

Vendredi 13 mai, au terme d’une longe audition sur l’affaire Uramin, les trois juges Renaud Van Ruymbeke, Claire Thépaut et Charlotte Bilger ont mis en examen l’ancienne patronne d’Areva, Anne Lauvergeon, pour "présentation et publication de comptes inexacts" et "diffusion de fausse information". En revanche, les juges n’ont pas retenu le critère d’abus de pouvoir.

L’affaire Uramin se rapporte au rachat de trois mines africaines par Areva à la société canadienne Uramin pour 1,8 milliard d’euros en 2007. La société a dépensé près de 900 millions d’euros supplémentaires pour leur mise en exploitation. Mais dans les années qui suivent, leur potentiel s’avère beaucoup plus faible qu’attendu tandis que les cours de l’uranium partent à la baisse. Les dirigeants de l’activité conseillent en 2010 une dépréciation de cet actif de 900 millions d’euros, mais la direction d’Areva ne décide d’enregistrer qu’une baisse de valeur de 426 millions d’euros. En 2011, après l’éviction d’Anne Lauvergon, la dépréciation sera finalement revue à 1,5 milliard d’euros.

Filialiser l’activité mines

Les juges d’instruction ont soupçonné Anne Lauvergeon d‘avoir fait pression sur son entourage pour retarder la découverte du mauvais investissement Uramin afin de favoriser son maintien à la tête du groupe. Selon les informations du JDD, Anne Lauvergon réaffirme la cohérence de sa stratégie industrielle devant les juges, arguant que les mines n’auraient pas dû perdre tant de valeur. Elle prend à témoin le cas d’une des mines vendue à l’entreprise Peninsula et qui a découvert au moins 25 000 tonnes d’uranium, peut-être dix fois plus.

La dévalorisation des actifs d’Uramin par la direction de l’activité mines d’Areva aurait été volontairement excessive, imagine Anne Lauvergeon. Cette dernière s’appuie sur une note dans le dossier judicaire qui fait état d’échanges entre l’ancien patron de l’activité mine d’Areva Sébastien de Montessus et Claude Guéant, qui était alors secrétaire général de l’Elysée. Selon l’ancienne patronne, elle n’avait pas connaissance de ces discussions qui visaient à filialiser les mines et à faire entrer le fond souverain qatari à leur capital. Aucun des deux intéressés n’a encore réagi.

Ludovic Dupin

              

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