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Quotidien des Usines

Mis en cause par la Cour des comptes, le LFB ajuste sa stratégie

Esther Attias ,

Publié le

Le Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB) s’est fait épingler par la Cour des comptes dans son rapport annuel publié le 6 février. Sa réponse prend acte des critiques des Sages de la rue Cambon, notamment en proposant un plan de rupture conventionnelle collective.

Mis en cause par la Cour des comptes, le LFB ajuste sa stratégie
La construction de la future usine du LFB à Alès devient de plus en plus hypothétique.
© LFB

"Des pratiques industrielles défaillantes et une stratégie de diversification trop ambitieuse" : c’est ainsi que la Cour des comptes qualifie la gestion du Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB), dans son rapport annuel publié le mercredi 6 février.

Diminution de la production, défaillances sur des points charnière de la fabrication de médicaments, problèmes de gouvernance, investissements dans la R&D des biotechnologies encore sans résultats… le rapport liste les problèmes, avec pour conséquence "une perte de 152 millions d’euros représentant plus de 30 % de son chiffre d’affaires" en 2017.

Le LFB s’aligne

Dans un communiqué publié ce même mercredi 6 février, le LFB – détenu à 100% par l’Etat – présente son nouveau "projet de transformation stratégique" où il prend acte des remarques des Sages.

Le LFB envisage un projet de rupture conventionnelle collective reposant sur le volontariat pour "recentrer son portefeuille d’activités". Il envisage pour l’instant le départ de 120 personnes volontaires. Aujourd’hui, il compte environ 2 250 salariés, dont 1 800 en France déployés sur ses quatre sites industriels aux Ulis, à Lille et à Alès.

Le groupe biopharmaceutique prévoit également de se concentrer sur ses activités de cœur de métier, à savoir les médicaments issus des protéines plasmatiques, et de laisser de côté les projets de R&D sur les biotechnologies. Ce qui pose la question des 700 millions d’euros investis par l’Etat depuis 2009 pour financer ces recherches.

Actuellement présent sur 2,5 % du marché mondial des médicaments issus du plasma, et avec près de 50% des parts de marchés en France, le LFB vise "un développement international sélectif" - lire, ne pas se lancer à la conquête de nouveaux marchés. Il préfère tabler, au niveau national, sur la "maximisation du potentiel du portefeuille de médicaments existants", tout en proposant un nouveau médicament, Sevenfact.

Une usine à Arras en suspens

Cette restructuration laisse en suspens le retard pris par le projet de construction d’une nouvelle usine du LFB à Arras (Pas-de-Calais). Les coûts ont été sous-évalués et son financement "n’est plus assuré aujourd’hui en raison des difficultés financières du groupe", indiquait la Cour dans son rapport.

Lancé en 2015, le projet d'usine devait se substituer aux équipements anciens du site du LFB à Lille et permettre d’accroître les capacités de production de médicaments du laboratoire. L’Etat avait doté le projet de 230 millions d’euros dès son lancement.

Initialement prévu pour 2020, la mise en service de l’usine est pour l’instant "repoussée de 4 ans". Mais "l’apport de nouvelles ressources en capital au LFB s’impose pour mener à bien ce projet", note la Cour.

Pour la Cour des comptes, ce bilan global remet à terme "la pertinence du rôle de l'Etat comme actionnaire à 100%" en question.

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