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L'Usine Maroc

Miriem Bensalah Chaqroun réélue dans un fauteuil présidente du patronat marocain avec la compétitivité et l'international en vue

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Publié le

Tenue ce 12 mai, l’Assemblée générale de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a vu la réélection à 98,4% de voix de Miriem Bensalah Chaqroun au poste de présidente. Un nouveau mandat pour trois ans commence pour l 'administrateur directeur général des eaux d'Oulmès. Parmi les chantiers en vue : la compétitivité des entreprises, la réforme du cadre social ou encore l'internationalisation des entreprises marocaines.

Miriem Bensalah Chaqroun réélue dans un fauteuil présidente du patronat marocain avec la compétitivité et l'international en vue
Miriem Bensalah Chaqroun réelue à la présidence de la CGEM
© cgem

C’est fait. La patronne des patrons marocains rempile pour un nouveau mandat triennal. A l’issue de l’assemblée générale ordinaire et élective de la CGEM tenue au Hyatt Regency de Casablanca ce mardi 12 mai, Miriem Bensalah Chaqroun a été réélue à la quasi-unanimité pour la période courant du 12 mai 2015 au 12 mai 2018. Le score ? Soviétique avec 2 892 voix pour sur les 2 937 exprimées, soit 98,46 %.

Issue d’une famille d’entrepreneurs en vue, passée par École supérieure de commerce de Paris, la présidente de la CGEM âgée de 52 ans, est administrateur du groupe Holmarcom et dirige notamment la Société des eaux d’Oulmès. Elle est aussi entre autres membre du conseil de Bank Al Maghrib, la banque centrale du royaume.

Miriem Bensalah Chaqroun sera secondée dans sa tâche par Mohammed Talal. Fondateur de l’opérateur logistique La Voie Express, ce diplômé des Mines d'Alès est élu vice-président général.

Priorités affichées pour ce nouveau mandat de Miriem Bensalah Chaqroun : la compétitivé des entreprises, leur internationalisation notamment vers l’Afrique subsaharienne (où la CGEM multiplie déjà les missions), la fiscalité (TVA, IS...)  ou encore les PME, notamment leur rapport avec les grands groupes.

Parmi les propositions du nouvel "exécutif" de la CGEM figure par exemple la création d’une sorte de label "bon payeur" pour les entreprises dans une économie où les retard de paiement constituent une plaie d’Egypte, et pas seulement de la part de l’Etat.

Au vu du vote, le bilan de Miriem Bensalah Chaqroun est jugé bon par les adhérents de la CGEM. Dans un tweet après la proclamation des résultats, celle-ci a simplement noté : "je souhaiterais renouveler mes remerciements aux membres de la @CGEM_MA et tous nos partenaires pour leur confiance".

Ces trois dernières années, voulant clairement se positionner avec les pouvoirs publics comme force de proposition, flirtant parfois avec la cogestion, la patronne de la CGEM aura su composer avec le gouvernement mené par le leader du parti islamiste modéré PJD Abdelilah Benkirane. La plupart des portefeuilles économiques et sociaux clés étant, il est vrai, tenu par des technocrates ou des figures issues du monde des affaires comme le businessman Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie... et lui-même ancien patron des patrons.

Pour rappel la CGEM revendique représenter "88 000 membres directs et indirects, 95 % de PME-PMI, et 55% du PIB du Maroc".

Le tweet des résultats

L'an dernier la CGEM et Miriem Bensalah Chaqroun s'étaient néanmoins distinguées par la publication en mars 2014 d'une étude très critique sur la trop faible compétitivité de l'économie marocaine et notamment l'industrie (hors grands investissements étrangers type Renault), ce qu'illustre le lourd déficit commercial du pays.

"liste d'épicerie"

L’étude plaidait pour l’adoption de mesures gouvernementales fortes de soutien et protection. Mais quelques jours plus tard, lors des assises de l’industrie le 2 avril 2014, ces propositions avaient été qualifiées par le ministre Moulay Hafid Elalamy de "liste d'épicerie" au moment où ce dernier lançait son initiative de Plan d’accélération industrielle (PAI). Depuis, ce coup de froid est un peu passé.

Autre accroc, malgré son souci de veiller aux marges des entreprises, alors que 2014 a été la plus mauvaise année pour le royaume en terme de croissance depuis 2000 (+2.4%), la CGEM n’a pas réussi l’an dernier à empêcher l’augmentation du SMIG de 10% sur deux ans décidée par le gouvernement Benkirane pour lâcher du lest au plan social.

Mais aujourd’hui, la croissance économique du royaume est nettement repartie à la hausse cette année avec près de 5 % attendus. De quoi donner de l’entrain à chacun. A commencer par la patronne des patrons.

N.D. et P.-O.R

Dans son document-bilan relatif à la 20ème mandature 2012-2015 d'une trentaine de pages, la CGEM avait retenu sept axes d'action  :
- renforcer l’industrie
- accroître la compétitivité de l’offre Maroc
- développer le capital humain
- faciliter l’accès aux financements
- améliorer l’accès aux marchés publics et l’environnement juridique de l’entreprise
- aider l’entreprise à assumer sa responsabilité sociale
- rendre opérationnel le partenariat public-privé

 

Miriem Bensalah Chaqroun et Mohammed Talal à l'issue de l'assemblée élective de la CGEM le 12 mai à Casablanca

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