Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine de l'Energie

Mine de rien, la vie chez EDF a changé en 2018

Aurélie Barbaux , , , ,

Publié le

Programmation pluriannuelle de l’énergie, consultation Parlons énergies, soudures de Flamanville, plans stockage et e-mobilité… Indépendants, ces événements de 2018 marquent une rupture pour les salariés d’EDF et l'avenir du groupe.

Mine de rien, la vie chez EDF a changé en 2018
Après une année bien remplie, EDF exposait ses métiers à l'Usine extraordinaire (Grand palais, Paris)
© abarbaux

Après une année 2017 plombée par les arrêts contraints de réacteurs nucléaires, 2018 ne pouvait être que meilleure. En termes de production d’électricité, ce fut le cas. Le chiffre d’affaires est reparti à la hausse. Certes, l’équation financière du groupe n’est pas résolue et une refonte de la stature du groupe est prévue pour 2019. Mais plusieurs événements de 2018, par forcément tous positifs, permettent au groupe et à ses salariés de se projeter dans l’avenir.

Enfin, un calendrier de fermetures de réacteurs

Depuis la loi de 2015, qui actait la volonté de ramener à 50% la part du nucléaire dans le mix électrique français, EDF attendait de savoir comment le pays allait s’y prendre. Depuis fin 2017, on savait que le gouvernement avait acté que l’horizon 2025, prévu dans la loi n’était pas tenable, tant rien n’avait été fait. La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui dresse la feuille de route énergétique du pays pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028, fournit enfin un horizon clair : 2035, une trajectoire d’évolution du mix et un calendrier de fermetures des réacteurs, qui correspond peu ou prou à celui qu’avait imaginé EDF. Avec une assurance, hormis Fessenheim, qu'aucun site nucléaire ne fermera, seulement des réacteurs (14 au total d’ici à 2035 y compris les deux de Fessenheim). Le groupe a de nouveau la main sur l’avenir de son parc historique. C’est lui qui choisira quels réacteurs fermeront et quand. Les équipes peuvent s’organiser.

L’avenir de Fessenheim descellé de Flamanville

C’est le problème de trop. La découverte de soudures qui ne sont pas au bon niveau de qualité sur les réseaux primaires de l’EPR de Flamanville, toujours en construction, repousse d’encore au moins un an la mise en service du réacteur en France. Pour François de Rugy, nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire, c’est la bonne occasion d’enfin désolidariser la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, marqueur politique fort, de la mise en service de Flamanville. Fessenheim sera fermé d’ici à l’été 2020. C’est définitif. Pour les salariés d’EDF et les collectivités locales concernées, pas question de se réjouir, mais au moins, ils savent à quoi s’en tenir. Le territoire a donc deux ans et demi pour apprendre à vivre sans le nucléaire.

Le dossier hydroélectrique des STEP enfin rouvert

Après un plan solaire tonitruant de 30 GW annoncé fin 2017, EDF a lancé deux nouveaux plans pour accompagner sa transition énergétique  en 2018 : un plan stockage de 10 GW en février et un plan e-mobilité en octobre qui vise à fournir de l’électricité à 600 000 véhicules électriques en Europe. En interne, pas de création de direction dédiée, ni de grande révolution. Ces plans doivent fédérer des initiatives existantes. Mais ces trois plans permettent à Jean-Bernard Levy, PDG d’EDF, de raconter une histoire plus positive que celle du nucléaire. Le Plan Stockage lui permet notamment de relancer l’idée de la construction de deux STEP (station de transfert d’énergie par pompage), de grands ouvrages hydrauliques qui dorment dans les cartons. Rien n’est fait, mais le dossier est rouvert.

Parlons énergies n'a pas fini de faire parler

Parlons énergies, c’est une vaste consultation des 100 000 salariés français du groupe EDF, qui s’est déroulée au premier semestre 2018. Initialement prévue pour que les salariés donnent leur avis sur la stratégie CAP 2030 du groupe, elle a été convertie en collecte d’idées pour la programmation pluriannuelle de l‘énergie pour finalement servir de base à la transformation managériale "bottom up" du groupe. 200 propositions des salariés, classées en 20 défis, ont émergé de la consultation et ont été retenues pour être étudiées en 2019 par des collectifs de salariés volontaires afin de les transformer en actions. Le Comex décidant en fin de course de les lancer au non. La réouverture du dossier hydrogène et les conditions de réussite du nouveau nucléaire côtoient des demandes d’organisation plus agiles avec un raccourcissement de la ligne managériale ou de d’un protocole d’accès à la donnée au sein du groupe. Des sujets décapants qui devraient, comme le souhaite Jean-Bernard Levy, changer le groupe de l’intérieur pendant que le gouvernement, lui, réfléchit à la refonte de sa structure extérieure. Mais ça, c’est pour 2019.

 

Réagir à cet article

1 commentaire

Nom profil

27/12/2018 - 08h06 -

Le gouvernement ne donne pas à EDF les moyens de réussir la transition énergétique en lui imposant de céder les barrages au lobbies du privé. Et en ayant créé la loi nome qui impose a EDF de revendre 25 pourcent de l'énergie nucléaire à prix coûtant aux concurrents qui veulent faire juste du marchandage.
Répondre au commentaire
Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle