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Quotidien des Usines

Minatec Ideas Laboratory séduit de plus en plus d'industriels

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Publié le

Dédié à la conception de nouveaux produits et services utilisant les micro et les nanotechnologies, ce laboratoire du CEA accueille quatre nouveaux partenaires.

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

"En 2003, nous étions trois, dont deux industriels. En 2004, six. Aujourd'hui, nous sommes plus d'une dizaine ! », s'exclame, enchanté, Michel Ida, directeur général du Minatec Ideas Laboratory, un laboratoire du CEA Leti, créé en 2003, en partenariat avec STMicroelectronics et France Télécom R & D. Tout récemment, il accueillait les quatre derniers arrivants : EdF, Essilor, Rossignol, et Teamlog, en précisant : « A terme, nous serons une vingtaine, sans toutefois dépasser ce chiffre pour rester une structure réactive. »

A l'image de cette progression, ce laboratoire, dédié à la conception de nouveaux produits et services, utilisant la microélectronique, les nanotechnologies et les télécommunications, séduit des industriels divers. Sa particularité étant d'associer à ces derniers des chercheurs universitaires, dans des disciplines très techniques, mais qui s'élargissent aussi jusqu'aux sciences humaines et sociales. Un concept atypique inspiré du fameux Medialab du MIT (Massachusetts Institute of Technology), aux Etats-Unis.

Implanté à Grenoble, au sein du pôle d'innovation Minatec, structure destinée à devenir le « premier centre européen pour les micro et nanotechnologies », Minatec Ideas Laboratory a pour but d'imaginer les objets qui constituront notre futur à un horizon de cinq à dix ans. Mais aussi, d'en réaliser les prototypes avant d'en valider l'usage auprès du grand public.

Soixante personnes y travaillent à temps partiel (soit 20 à temps plein), selon le principe de fertilisation croisée, c'est-à-dire le développement d'une technologie en commun qui sert à l'élaboration de prototypes variés destinés à de nombreux secteurs (médecine, télécommunications, automobile, vêtements, loisirs, électroménagers...). Les produits mis au point sont ensuite commercialisés par l'un ou l'autre des industriels, selon leur domaine d'activité respectif, ou par des start-up dédiées. Ainsi, parmi les douze projets en cours de développement, la Magicball (souris permettant de naviguer en 3D) sera commercia-lisée en 2007 par Movea, une société qui vient d'être créée à cet effet, tandis que le Stylocom (système de reconnaissance d'écriture) est déjà utilisé en test par les services mobiles de France Télécom. Deux prototypes qui utilisent une même technologie, faisant intervenir des micro-accéléromètres et des micromagnétomètres.

Les utilisateurs valident les concepts très en amont

« Si nous sommes là, c'est parce que nous pensons que l'on peut innover dans la lunette avec des nanotechnologies », assure, énigmatique, Christian Bovet, le directeur de la recherche externe d'Essilor International, numéro un mondial de l'optique ophtalmologique. De son côté, la SSII Teamlog apporte au laboratoire ses compétences et son expertise dans le domaine du logiciel. « Nous aidons les chercheurs à réaliser des maquettes et un prototypage rapide, explique Alexis Metenier, le directeur régional Rhône-Alpes. En retour, notre présence au sein du laboratoire nous permet d'être au plus près des nanotechnologies développées au sein de Minatec. »

Ces technologies intéressent aussi l'industrie du sport et des vêtements. « Pour nous, l'avenir passe par les technologies émergentes et, en particulier, les micro et les nanotechnologies. Nous souhaitons, grâce à elles, ajouter de nouvelles fonctions à nos produits, comme la communication avec l'utilisateur », explique Jacques Lacroix, directeur de l'innovation chez Rossignol, spécialiste des équipements de montagne. Surtout, « la validation par l'utilisateur, avant d'avoir investi des sommes conséquentes en R & D, est une sécurité très importante pour les entreprises », reconnaît Christian Bovet d'Essilor International. Même son de cloche chez France Télécom : « Il y a quelques années, nous avons beaucoup misé sur la visiophonie, se souvient Patrice Senn, adjoint au directeur de la recherche. Une étude préalable nous aurait peut-être permis d'éviter d'importan- tes dépenses, en nous montrant que nos clients n'étaient pas prêts encore à recevoir cette technologie à domicile... ».

La structure se veut très réactive aux évolutions des usages et des technologies. « Le temps d'accès au marché est vraiment quelque chose de très important pour nous, confirme Michel Ida. Ici, nous sommes très près du business. » Un business qui profite aussi bien aux entreprises qu'aux universitaires. « Le CEA possède simplement les brevets sur les technologies de base, au-delà ce sont les industriels qui déposent, explique le directeur. Quant aux universités, elles développent des méthodes de recher-che qu'elles peuvent vendre par la suite. »

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