Milton Roy Mixing ignore la crise

Investissement

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Le spécialiste de l’agitation inaugure demain, vendredi 2 octobre, une extension de son usine. Un investissement de 750 000 euros destiné à améliorer la sécurité, la productivité et la qualité de la production.

Tous les clignotants sont au vert dans l’usine de Milton Roy Mixing (MRM), le spécialiste de la conception et de la fabrication d’agitateurs, située à Samoreau, près de Fontainebleau (Seine-et-Marne). Cette PME de 70 personnes, rachetée en 1997 par Milton Roy, la filiale du conglomérat américain United Technologies, prévoit pour 2009 une croissance de 15 % de son chiffre d’affaires. Ses ventes ont triplé en quatre ans et le nombre d’agitateurs a été multiplié par dix en six ans.

Le secret de cet exploit qui fait pâlir d’envie en ces temps de crise ? Réveillée sous l’impulsion de sa maison-mère, l’ancienne Robin Industries, inventeur de l’hélice pour la navigation, a mis en œuvre une nouvelle stratégie, « dont l’un des principaux objectifs est d’entrer dans le cercle très fermé des trois premiers constructeurs d’agitateurs mondiaux d’ici à 2015 », précise Gilles Meny, directeur général de MRM.

Preuve de cette bonne santé : l’extension de l’usine dont les capacités passent de 2 000 à 3 000 m². Un investissement de 750 000 euros qui permettra à MRM de répondre à plusieurs défis. La mise en vigueur de dernières normes environnementales, par exemple, avec des installations conformes à la réglementation ATEX et la maîtrise des émissions gazeuses ou liquides. L’utilisation des eaux de pluies et le recyclage des effluents est aussi de la partie. « La limitation des consommation des réactifs d’eau et d’air lors de la passivation des pièces en inox diminue les rejets tout en améliorant la productivité », indique Gilles Meny. Ce qui permet d’envisager un retour d’investissement de moins de trois ans.

L’élargissement des domaines applicatifs et des aires géographiques, choix de bons outils technologiques (les logiciels de CAO NX de Siemens et de simulation/calcul Ansys) et de gestion … Rien n’a été laissé au hasard. Sans oublier les compétences, forgées sur le tas lors de la mise en place des agitateurs. « Un bon nombre d’installation sont des cas spéciaux et les projets sont toujours menés en étroite collaboration avec les utilisateurs », explique Gilles Meny. « Lean Manufacturing et 5S font aussi partie de ce programme d’excellence en fabrication mis en œuvre depuis sept ans dans cette usine. Tout est fait pour éliminer le superflu dans chaque offre qui doit s’approcher au plus près du juste nécessaire pour l’utilisateur. » Moyennant quoi, le temps de fabrication a été divisé par cinq.

Les clients peuvent choisir en fonction de leurs besoins, entre les agitateurs catalogue, qui représentent 75 % en nombre fabriqué et ceux sur mesure. Cette démarche permet à l’entreprise de répondre à tous les besoins. Et d’éviter le contrecoup des évolutions cycliques du marché. « Nous couvrons ainsi un large spectre d’applications qui vont de l’industrie pétrolière à l’agroalimentaire en passant par le traitement de l’eau et l’hydrométallurgie », indique le responsable. Des installations testées avant leur livraison dans un laboratoire doté de plusieurs cuves et qui permet d’analyser les phénomènes de vibration, de corrosion, etc.

Un département R&D sonde en permanence les évolutions technologiques du métier et adapte les produits aux dernières exigences de clients. « L’économie d’énergie accompagne la conception de nouveaux systèmes d’agitation », confirme Patrice Cognat, chef de produit. « La conception des hélices, fabriquées par formage à froid, a permis ainsi d’assurer une réduction de 40 % de la consommation énergétique à puissance constante. » La matière pour fabriquer les hélices, l’acier inox, laissera-t-elle la place aux matériaux composites ? « C’est sans doute un champ d’investigation intéressant pour réduire les coûts tout en améliorant la résistance aux effets nocifs du milieu dans lequel fonctionnent les agitateurs », remarque l’ingénieur.

La couverture géographique est un autre atout de l’entreprise, qui exporte 80 % de sa production en dehors de l'Europe. Mais elle est présente depuis quatre ans en Chine, dispose d’une filiale en Inde et s’installera bientôt sur le continent américain.

Mirel Scherer

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