Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Mille milliards d’odeurs

, ,

Publié le

Notre nez est sous-estimé. Selon la dernière étude publiée sur le sujet dans la revue Science, notre système olfactif est capable de discerner mille milliards d’odeurs. C’est beaucoup plus que les dix mille communément admis jusqu’ici. Et ce n’est qu’un minimum.

Mille milliards d’odeurs © Flickr- Bradleygee - C.C.

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

L’oreille humaine est capable de discerner des centaines de milliers de fréquences, et les yeux distinguent les différences entre plusieurs millions de couleurs. C’est une estimation en moyenne, mais elle est possible parce que l’on connaît les bandes de fréquences audible et visible par l’homme, et que l’on a pu mesurer la résolution maximale de chaque système sensoriel : la différence de fréquence minimale entre deux sons ou deux couleurs qui permet de les distinguer.

Avec les odeurs, c’est plus compliqué : comment quantifier une odeur qui, de plus, peut résulter de la combinaison de dizaines ou centaines de molécule odorantes ? Jusqu’à présent, les estimations tournaient autour de 10 000 odeurs  discernables par un être humain moyennement doué.

Mais voilà qu’un groupe de chercheurs américains reprend le problème, refait des expérimentations scientifiquement organisées, extrapole ses résultats et découvrent que le nez sait en fait discerner… mille milliards d’odeurs ! L’équipe qui publie ses résultats dans Science associe des biologistes qui s’intéressent aux perceptions olfactives, du moustique à l’homme, à des mathématiciens.

Pour simplifier relativement le problème, les chercheurs ont mené leur étude à partir d’un lot de 128 molécules odorantes, avec lesquelles ils ont fabriqué des mélanges de 10, 20 ou 30 composants. Dans chaque formulation, les composants étaient en proportions égales.

La "résolution" du système olfactif

Puis ils ont demandé à 28 sujets d’y mettre leur nez. L’idée étant de trouver à partir de quel pourcentage de composants différents le nez est capable de distinguer deux mélanges. Ce pourcentage minimum est en quelque sorte la "résolution" du système olfactif. Cette résolution dépend des odeurs, de même que pour l’oreille, par exemple, elle dépend de la fréquence des sons.

A partir des résultats, les chercheurs ont effectué un traitement mathématique qui leur a permis de calculer le nombre d’odeurs discernables. Ainsi, sachant que le nombre de mélanges possibles de trente molécules choisies parmi 128  est de l’ordre de 1029, le nombre de mélanges discriminés serait d’environ 1012 : 1000 milliards d’odeurs.  

C’est beaucoup, assurément … Mais c’est un minimum, estiment les chercheurs, qui soulignent qu’il existe bien plus de 128 molécules odorantes, que les mélanges de plus de 30 molécules sont fréquents, et que l’on peut y faire varier les proportions… La senteur de la rose, rappellent-ils, est le produit de 275 composants.

Thierry Lucas

Réagir à cet article

1 commentaire

Nom profil

23/03/2014 - 22h56 -

les chercheurs n'ont vraiment rien d'autre à faire de plus utile (recherche sur l'arthrose, cancer etc...)ils sont payés à quoi en réalité ?
Répondre au commentaire

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle