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Miko : il bûche sur votre glace

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Série d'été Bien loin du traditionnel cornet chocolat / vanille, le groupe Miko innove et propose une gamme de glaces diversifiée, pour satisfaire les envies et besoins de chacun. Un gageure, sur ce marché des plus concurrentiel.

Miko : il bûche sur votre glace © Miko

A chacun sa glace. Tel est le leitmotiv de Miko, filiale du géant de la grande distribution Unilever depuis 1995 et première marque historique sur le marché de la glace en France (dans les années 1930).

Depuis, Miko s’est imposé avec ses différentes marques destinées à satisfaire le plus grand nombre. « Selon une étude Ipsos, plus de 85% des Français mangent des glaces. Autant dire tout le monde, explique Nicolas Dron, responsable marketing chez Miko. Il faut donc donner du plaisir à chacun et innover le plus possible ». L’originalité semble donc être au cœur des préoccupations du groupe.

Inclusions de morceaux de fruits dans les bâtonnets Magnum Temptation, modèles miniatures des cônes Cornetto pour les petites faims ou encore association de craquants de chocolat et de céréales soufflées dans les biscuits glacés Viennetta…Autant d’innovations que le groupe entend développer tant sur ses produits à partager (type Viennetta ou pots Carte d’Or) que sur ses glaces d’impulsion ou nomades (comme les bâtonnets ou les cornets). Deux marchés de taille égale dans le porte-feuilles de Miko.

Fiche d’identité

Chiffre d’affaires : 400 millions d’euros
Unilever en France : environ 3000 salariés (la plupart travaille sur différents secteurs, il est donc difficile de connaître l’effectif exact dédié à Miko)
Usines : un site prépare les glaces Miko dans l’est de France. Au total, le groupe compte sept sites en Europe, principalement dans les grands pays européens (Espagne, Italie, Allemagne…)
Le saviez vous ? Les régions du nord de la France sont les plus gros consommateurs de glaces. Ce sont aussi les marchés nordiques (Finlande, Norvège) qui arrivent en tête des ventes de glaces en Europe.


Le dessert mais pas seulement

Mais son ambition ne se limite pas aux desserts d’été, même si c’est durant cette période que le groupe réalise la moitié de ses ventes annuelles. Il propose aussi des mélanges salés /  sucrés ou des bûches pour l’hiver. « La glace n’a pas de saison et n’est pas forcément un aliment destiné au dessert. Combien de grands chefs la propose dans des entrées raffinées ? », précise le responsable marketing.

Il faut dire que Miko se doit de se diversifier, malgré sa position de leader français et européen. Face à lui, les géants Nestlé, Mars et Häagen-Dazs, les marques de distributeurs et les spécialistes des desserts tentent de lui grignoter les 27% du marché français qu’il détient. « Malgré tout, à la fin juillet, notre marché avait progressé de 5% par rapport à l’année dernière, qui avait déjà été une belle année malgré la crise. La glace restait peut-être un des derniers plaisirs accessibles durant cette période », affirme le responsable marketing.

Pour rester compétitive, l’usine Miko de Saint-Dizier, en Haute-Marne, a d’ailleurs subi une restructuration de taille en 2008. Après plusieurs semaines de conflit, la direction a accepté que la majorité des 250 suppressions d'emploi - sur 400 postes en production - prennent la forme de départs volontaires plutôt que de licenciements secs. L’occasion d’un redéploiement des savoir-faire : alors que la direction voulait voir partir du personnel de niveau 1 ou 2, à l'emballage par exemple, ce sont surtout des conducteurs de ligne, avec des connaissances techniques pointues, qui se sont portés candidats. Pour pallier les manques, les dirigeants ont développé la promotion interne : 80 % du personnel est passé au niveau maîtrise.

Pour l’avenir, le groupe devrait surfer sur les tendances de consommation, en lançant par exemple des sauces sucrées ou en généralisant son concept d’intrusion de morceaux de fruits. « Nous voulons aussi revenir à des classiques, sur le modèle de ce que nous avons proposé avec le Cornetto Enigma, qui rappelle le tout premier cône lancé en Italie il y a 50 ans, explique Nicolas Dron. Un petit goût de Dolce Vita italienne ».

 

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