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Quotidien des Usines

MIEUX QUE LE JUSTE À TEMPS

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MIEUX QUE LE JUSTE À TEMPS



En matière de gestion de production, le juste à temps est devenu la référence incontestée. Anticipation des besoins, réduction des délais, limitation au minimum des stocks, toutes les entreprises industrielles appliquent ces principes. Mais, pour Philip Marris, consultant britannique installé en France, si la méthode a entraîné des gains de productivité spectaculaires, elle connaît aussi des limites. Elle prend appui sur les derniers développements des technologies de l'information, mais, aujourd'hui comme hier, informatiser les problèmes n'est pas forcément les résoudre. Aucun logiciel de GPAO ne garantit l'utilisation optimale de l'outil de production. Le juste à temps gère au plus serré les ressources disponibles et vise à assurer à tout moment le plein emploi de ces ressources tout en cherchant à faire face, en temps réel, à de multiples aléas: variations de la demande, installations de nouvelles machines, etc. Puisqu'il est vain, au-delà d'un certain seuil, de lutter contre les déséquilibres, pourquoi ne pas chercher à en tirer parti ? C'est la thèse que développe 1' auteur. Par exemple, à partir de l'analyse de deux catégories de ressources baptisées "goulots" (celles dont la capacité est, en moyenne, égale ou inférieure aux besoins) et "non-goulots" (celles dont la capacité est, en moyenne, supérieure aux besoins), il explique comment déterminer la dimension des lots de production et "synchroniser" l'ensemble des activités. II préconise aussi l'utilisation des excédents de capacité pour absorber la plupart des aléas. Cela n'est pas sans conséquence sur le choix des critères de performance, la détermination des priorités en matière d'investissement, l'implantation des machines dans les ateliers. Philip Marris s'inscrit dans le mouvement "déséquilibriste" illustré notamment par Eliyahu Goldratt, qui a développé ses idées sous la forme d'un roman ("Le But", en collaboration avec Jeff Cox, édité en France par Afnor), initiative originale qui a séduit un large public mais aussi quelque peu dérouté les experts. La démonstration de Philip Marris emprunte des voies plus classiques.

Jean Meilhaud

" Le Management par les contraintes "

AUTEUR:

EDITEUR: Editions d'Organisation

PRIX: 220 F. (318 p.)

USINE NOUVELLE - N°2452 -

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