Midi-Pyrénées - L’ancrage régional ne fait pas débat

Partager

La première table ronde de l’après-midi vient de se terminer et sans attendre, Marc Fontaine, secrétaire général d’Airbus, Henri-Jacques Buchet, directeur général de 3A, Alain Sainsot, directeur industriel des Laboratoires Pierre Fabre rejoignent l’estrade. Depuis le début de la matinée, en ateliers puis en séance plénière, le travail de fourmi réalisé par les quelque 80 participants aux EGI en Midi-Pyrénées est décortiqué. Diagnostic, enjeux, propositions. Devant près de 300 participants, sont passés au crible l’essentiel des réflexions issues d’une quarantaine d’heures de débat. Dehors, une tente, un barbecue, un mégaphone et quelques dizaines de manifestants affables, bardés d’autocollants Molex, rappellent que sur les bords du canal du midi et de son eau verte, l’industrie est l’affaire de tous. Un peu désabusés, les représentants syndicaux feront remarquer qu’il manque certaines de leurs propositions parmi celles retenues dans l’épais document de synthèse. Mais leur présence et leurs prises de parole, confirment que l’espace de débat inédit ouvert par les Etats-généraux est, à lui seul, une des réussites de la manifestation.

Que faire du milliard d’euros réservé à l’industrie, qu’attendre d’une politique industrielle pour la France, mais surtout, comment concilier développement à l’international et ancrage régional ? Une question pertinente pour des groupes très internationaux comme Airbus ou Pierre Fabre dont les représentants ont rappelé les investissements récents réalisés dans la région. La coopérative 3A qui sort d’une période difficile affiche un bilan plus modeste. Elle exporte tout de même des milliers de gâteaux basques chaque année jusqu’au Japon, et nourrit, elle aussi, des ambitions à l’international. L’intérêt des états généraux, c’est aussi de confronter ces diversités de situation.

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS