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Midest 2011 : la sous-traitance entre optimisme et incertitude

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Plus de 1700 entreprises participent à la 41e édition du Midest. Le salon de la sous-traitance, qui se déroule du 15 au 18 novembre 2011 au Parc des Expositions de Paris Nord, est marqué par une activité soutenue du secteur et un regard inquiet sur l'avenir.

Midest 2011 : la sous-traitance entre optimisme et incertitude © D.R.

Inaugurée par Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée Nationale, l'édition 2011 du Midest affiche un nombre d'exposants et des surfaces occupées stables par rapport à 2010. La sous-traitance française se taille la part du lion avec plus de mille entreprises : 624 sont regroupées dans les pavillons de dix-sept régions sur une surface totale de plus de 6 500 m², 450 entreprises disposent de stands individuels.  Les innovations sont plus faciles à trouver grâce à neuf villages métiers (caoutchouc, électronique, fonderie, etc.).

Fortement représentée, la sous-traitance internationale compte quelques 650 participants venus de 35 pays. A remarquer la baisse de la participation asiatique, équilibrée par une augmentation sensible des participants venus d'Europe orientale.

Deux nations progressent fortement : l'Allemagne et le Portugal. Ce dernier, pays invité, dispose d'une sous-traitance mécanique et métallurgique dynamique. A l'instar de Sirmaf, une PME (3,5 millions d'euros de chiffre d'affaires) qui compte 42 salariés dont près de la moitié sont des ingénieurs.

Spécialisée dans la fabrication de machines-spéciales et de lignes de production automatisées, l'entreprise fournit des solutions  sur mesure pour l'automobile, l'aéronautique et les énergies renouvelables. Des entreprises françaises comme Faurecia et PSA font appel à son savoir-faire.

2011 sera une bonne année

"Notre carnet de commandes est plein jusqu'en mai prochain, ce qui n'est plus arrivé depuis 1993, précise Belarmino Azevedo, directeur général de Sirmaf. Le problème c'est le crédit bancaire. Nos clients ne paient à la commande que 20% du coût de l'installation. Nous devons avancer le reste. Il faut disposer de solides réserves pour résister et avoir un accès facile aux prêts bancaires. Mais quand les intérêts oscillent entre 6 et 8%, ce support reste un rêve difficile à transformer en réalité."

Ce tiraillement entre l'optimisme procuré par un carnet de commandes bien garni et le manque de visibilité à court terme est omniprésent parmi les responsables d'entreprises présents au Midest. Spécialiste de la fabrication des pièces à la commande, Protolabs a du mal à suivre… les commandes.

"Nous sommes au taquet", confirme Bernard Faure, directeur de la filiale française de ce sous-traitant britannique. L'entreprise a dû doubler son effectif pour faire face à la forte augmentation de ses commandes. "Nous avons même embauché un spécialiste de la fabrication des moules pour améliorer notre réactivité en France".

Du côté des fondeurs, on s'interroge. Les 43 entreprises regroupées dans le Village fonderie constatent un ralentissement de leur activité depuis septembre, après une forte activité au cours du premier semestre. La crise financière ne risque-t-elle pas de provoquer des annulations de commandes dans l'aéronautique ?

La société familiale italienne Eddi Bressan participe pour la seconde fois au Midest. Spécialisée dans la mécanique de haute précision, cette petite entreprise située près de la frontière slovène a enregistré en 2011 une croissance record de 50%. "Nous fournissons des pièces pour le médical, l'automobile et la fabrication des machines, explique Marco Bressan, directeur de cette PME de 20 salariés. Nos clients regardent les pièces que nous fabriquons et la politique influence assez peu l'industrie." Fortement exportatrice, l'entreprise mise sur sa capacité à respecter les délais et à garantir une qualité et des prix défiant toute concurrence.

Spécialiste de l'estampage de laiton pour la robinetterie italienne, A.G.Press compte 25 salariés et réalise un chiffre d'affaires de 2 millions d'euros. "2011 sera une bonne année, malgré un léger ralentissement de l'activité depuis septembre, constate Ettore Giacobini, directeur de l'entreprise. L'industrie italienne a fait de gros efforts pour réduire ses coûts et améliorer ses performances. C'est maintenant à l'Etat de se serrer la ceinture."

Diaporama : Choses vues et repérées au Midest 2011

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