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Microsoft se développe tous azimuts dans les interfaces homme-machine

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Selon Microsoft, Kinect n'est qu'un avant-goût de ce qui sortira très prochainement dans le domaine des nouvelles interfaces « naturelles ». A l'occasion du salon TechFest 2010, ses chercheurs viennent de présenter plusieurs projets d'interfaces particulièrement innovantes. Dans des domaines aussi variés que la santé, la modélisation 3D ou la reconnaissance faciale...

Microsoft se développe tous azimuts dans les interfaces homme-machine © D. R.

Sans fils... et maintenant sans les mains... En 2010, lors de la première présentation de Kinect, un nouveau périphérique permettant de jouer à la Xbox 360 avec son corps, Microsoft disait de cette interface libérée des manettes qu'elle est « la concrétisation de recherches effectuées dans les laboratoires de Microsoft depuis une quinzaine d'années. ». Alors que le groupe vient d'annoncer en avoir déjà vendu plus de dix millions dans le monde en seulement quatre mois, il semble aujourd'hui que Kinect n'était que l'une des concrétisations de ces recherches. Et pas forcément la plus importante.

Le 8 mars, dès l'ouverture de la grande messe TechFest 2011 aux Etats-Unis, les chercheurs de Microsoft Research ont en effet mis l'accent sur d'autres projets maison dans les interfaces naturelles, dites NUI pour « natural user interfaces. » Ces projets sont nombreux. Ils touchent à des domaines variés : la santé, l'architecture, le design... Mais tous ont un même objectif : faciliter les interactions avec l'ordinateur, sans souris ni clavier.

Analyse médicale, modélisation en 3D des objets...


Entre autres exemples, des têtes pensantes britanniques de Microsoft Research travaillent actuellement, avec l'aide de chercheurs universitaires, sur un projet InnerEye visant à offrir aux médecins un premier niveau d'analyse de toute l'imagerie médicale liée à un patient et à faciliter la détection d'anomalies. Le praticien n'a pas besoin d'utiliser son clavier pour ce premier niveau de traitement : il signale les parties malades par le biais d'un pointeur laser et peut demander à consulter tous les scanners d'un organe donné en cliquant simplement sur son nom sur l'écran (les images liées à chaque partie du corps sont automatiquement indexées dans une base de données).

Dans les laboratoires du siège de groupe, à Redmond, un autre projet de recherche baptisé MirageBlocks vise quant à lui à faciliter la capture d'images d'objets réels, puis leur modélisation automatique et leur manipulation en 3D. Sans équipements sophistiqués. Les chercheurs de Microsoft utilisent pour cela la caméra du périphérique Kinect, qui est ici associée à un projecteur (Acer H5360 3-D) et à des lunettes Nvidia 3D Vision. Et pour visualiser le résultat, pas besoin de souris : le capteur infrarouge de Kinect calcule la position de vos yeux et MirageBlocks donne à l'image virtuelle la « bonne » perspective.

C'est évidemment amusant. Cela pourrait aussi être très utile aux cybermarchands, notamment pour la présentation des produits mis en vente sur les sites Internet, mais aussi aux utilisateur de jeux de simulation. Lesquels pourront peut être un jour importer plus facilement des images 3D de leurs propres objets afin de personnaliser les jeux à l'image de leurs « vrais » environnements.

Il y a bien d'autres exemples encore d'interfaces homme-machine en gestation dans les « labs » de Microsoft. Citons par exemple ShadowDraw, qui permet à un utilisateur de dessiner un objet – avec un stylet – et de lui soumettre automatiquement des modèles provenant d'une base de 30.000 images. Citons aussi One Pen, un stylo numérique prenant en compte la façon dont vous le tenez pour s'approcher au plus près de la réalité, ou encore OneVision, un système de reconnaissance faciale des visages dans les vidéos. Inutile d'entrer du texte pour faire une recherche. Il suffit de désigner un visage sur l'écran et le système fait le reste.

Pas de doute, les claviers risquent de perdre de leur superbe... Et peut être plus rapidement qu'on le croit.
 

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