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Microsoft prend les devants

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Publié le

Les effets de la crise dans la high-tech sont contrastés. AMD va mal, Qimonda dépose le bilan, quand IBM et Apple gardent le sourire. Et Microsoft licencie, par précaution.

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

L'annonce par Microsoft de 5 000 licenciements, dont 1 400 immédiatement, a fait l'effet d'un coup de tonnerre, malgré les rumeurs insistantes qui l'avaient précédée. Pour la première fois, le géant du logiciel dégraisse de façon massive. Un tournant historique que doit négocier Steve Ballmer, successeur du cofondateur du groupe, Bill Gates. Un signe en forme d'alerte ? Plutôt la marque d'une entreprise devenue comme les autres et qui décide d'alléger ses coûts dès que la conjoncture est moins favorable. Objectivement, les chiffres sont excellents. Pour bien des industries, ils sont mêmes hors norme. Avec 4,17 milliards de dollars de bénéfice net sur le dernier trimestre 2008 pour un chiffre d'affaires de 16,6 milliards (soit un ratio de 25 % !), les moyens de Microsoft restent considérables. Même si le chiffre d'affaires ne progresse que de 1,6 % et le bénéfice baisse de 11,3 % par rapport au quatrième trimestre de 2007.

LES CAPACITÉS EN R et D COMME ATOUT MAJEUR

L'industrie high-tech est bien touchée par la crise, mais de manière disparate. Les fabricants de semi-conducteurs paient le plus cher tribut, mais pour son leader Intel, la situation est loin d'être alarmante, malgré l'annonce de la fermeture de cinq usines employant environ 6 000 personnes, dont certaines seront transférées sur d'autres sites. Car, à y regarder de près, on constate que le spécialiste de processeurs ferme trois centres d'assemblage et deux usines technologiquement obsolètes. La crise a probablement accéléré la décision d'arrêter l'exploitation de ces sites dépassés, car d'autres sont en cours de construction. Pour AMD, au contraire, la situation est très difficile, avec un quatrième trimestre catastrophique, affichant des pertes (1,42 milliard de dollars) supérieures au chiffre d'affaires (1,16 milliard de dollars) en baisse de 33 %. Et l'allemand Qimonda, quatrième fabricant mondial de mémoires (12 200 employés) et filiale d'Infineon, vient de déposer le bilan.

De leur côté, IBM et Apple gardent le sourire, avec un dernier trimestre 2008 bénéficiaire. Le premier a su à la fois capitaliser sur ses grands ordinateurs, se débarrasser au bon moment de sa branche micro-informatique et développer très tôt une solide branche dans les services. Tout en continuant à investir massivement en R et D. Le second profite de ses innovations et du regain d'intérêt pour le Macintosh.

Google, malgré une forte baisse de ses bénéfices, n'est pas trop victime de la baisse des investissements publicitaires dont dépend essentiellement son chiffre d'affaires. Ce modèle, malgré l'extraordinaire réussite de la société, reste son talon d'Achille. Son défi sera de fidéliser ses utilisateurs pour résister à l'arrivée de Microsoft sur son domaine de prédilection.

Le secteur informatique courbe le dos face à une crise très différente de celle du début des années 2000, qui était née en son sein. Avec comme atouts, des capacités en R et D et l'importance prise par l'outil informatique dans la compétitivité des entreprises. .

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