Electronique

"Microsoft ne peut pas se permettre de perdre la bataille des PC virtuels "

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Selon Neil McDonald, vice-président de Gartner, c'est la raison pour laquelle l'éditeur américain se montre de plus en plus agressif avec son concurrent VMware. Lequel fait peser, d'après lui, une réelle menace sur ses activités.

Microsoft ne peut pas se permettre de perdre la bataille des PC virtuels © DR

« A la lecture des dernières annonces, il est à mon avis assez clair que Microsoft a compris la menace que fait peser VMware à long terme sur ses activités dans les infrastructures », insiste Neil McDonald, vice-président de Gartner. « VMware domine le segment de la virtualisation de serveurs, avec environ 80% de parts de marché », explique-t-il. « Ce qui lui permet de s'imposer aussi dans la virtualisation des postes de travail : beaucoup d'entreprises, qui utilisent déjà VMware pour leurs serveurs virtuels, ne se posent pas la question et utilisent le même fournisseur pour virtualiser leurs postes de travail ».

Le danger pour Microsoft serait de « perdre progressivement une partie du marché lié aux infrastructures virtuelles, notamment tout ce qui a trait aux logiciels d'administration », confie Neil McDonald. A plus long terme, « le risque pourrait même concerner le système d'exploitation Windows », installé dans les machines virtuelles.

Licences simplifiées

La riposte de Microsoft est assez simple : le groupe a présenté le 18 mars une simplification de son modèle de licences, qui représentait l'un de ses principaux handicaps sur le marché de virtualisation. « Les entreprises étaient en opposition avec le modèle de Microsoft, qui consistait à vendre des licences pour chaque terminal et non pour un utilisateur », signale l'analyste. « Le principe était inacceptable pour les organisations, qui auraient du payer plusieurs licences pour un utilisateur utilisant plusieurs postes de travail ».

C'est fini. « A partir du 1er juillet 2010, les clients ayant une Software Assurance Windows Client n’auront plus besoin d’acheter une licence séparée pour accéder à leurs systèmes d’exploitation Windows dans un environnement VDI [Virtual Desktop Infrastructure], car les droits d’accès aux postes de travail virtuels feront désormais partie des avantages de la Software Assurance » (c'est-à-dire le programme de mises à jour logicielles de Microsoft). Mieux, toujours à partir du 1er juillet, « les clients Software Assurance de Windows Client et les clients de la nouvelle licence Virtual Desktop Access auront le droit d’accéder à leurs postes de travail Windows virtualisés et à leurs applications Microsoft Office hébergées sur une technologie VDI, à partir d’équipements ne faisant pas partie du réseau de l’entreprise, comme des PC à la maison ».

S'ajoutent à ces nouvelles dispositions un programme de promotions (intitulé « Rescue for VMware VDI »), qui devrait permettre aux clients de VMware, selon Microsoft toujours, « de recevoir jusqu’à 500 licences Microsoft et Citrix XenDesktop sans coût supplémentaire ».

Innovations technologiques

C'est la guerre. Et pas seulement sur le front des tarifs. « Windows Server 2008 R2 SP1 sera enrichi d'un outil d'allocation dynamique des ressources, ce qui permettra à la technologie de Microsoft de faire tourner davantage de PC virtuels sur un même serveur et la rendra donc plus compétitive face à VMware », précise Neil McDonald. Autre avancée : RemoteFX, technologie d'accélération graphique, sera intégrée à Windows Server 2008 et à Citrix XenDesktop. La nouvelle application devrait aider l'éditeur de Redmond à concurrencer VMware, qui « propose une technologie identique avec Teradici, l'un de ses partenaires », conclut Neil McDonald.

Christophe Dutheil


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