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Quotidien des Usines

Michelin : un comité central d'entreprise sous haute tension

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Mercredi 26 juin, à partir de 8h30, un comité central d'entreprise (CCE) Michelin se tiendra au siège à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) pour présenter aux organisations syndicales le plan de restructuration de Joué-Lès-Tours (Indre-et-Loire). La CGT et Sud appellent à la manifestation.

Michelin : un comité central d'entreprise sous haute tension © DR

Mercredi matin 26 juin, la direction du groupe Michelin et les organisations syndicales se retrouvent autour de la table des négociations, pour un comité central d'entreprise (CCE) destiné à présenter le plan de restructuration de l'usine de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire). La réunion devrait se tenir sous haute tension, car la majorité des syndicats refusent le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) tel qu'il est prévu par la direction du groupe.

A commencer par la CFDT, deuxième organisation au plan national chez Michelin, derrière la CGT. "Tout en étant conscients du contexte économique très difficile pour le marché du poids lourd, nous désapprouvons cette annonce choc de suppression d'emplois qui aura des impacts négatifs et parfois catastrophiques pour certains salariés et le bassin d’emploi de Joué-lès-Tours. Michelin doit prendre ses responsabilités sociales pour que chaque salarié puisse se voir proposer une solution d’emploi viable à long terme. Nous veillerons à ce que le groupe assume ses engagements", soulignent les délégués CFDT.

"Joué-lès-Tours est viable !"

Pour la CGT et Sud, en revanche, le ton est plus radical. "Nous n'acceptons pas de sacrifier une usine française au nom du profit et des actionnaires, s'emporte Michel Chevalier, qui prendra place autour de la table au nom de la CGT. Depuis trente ans, Michelin poursuit son extension mondiale au détriment des emplois en France. Ce n'est pas tolérable. Joué-lès-Tours est viable !"

La CGT et Sud appellent à manifester à Clermont-Ferrand, mercredi matin 26 juin, pendant que se tiendra le CCE. Rendez-vous est fixé place du 1er Mai pour se rendre place des Carmes où auront lieu les négociations. Des salariés venus en bus de toutes les usines Michelin de France devraient se joindre au cortège. "Nous devrions être plusieurs centaines pour dire non à cette restructuration", précise Jean-Michel Gilles, délégué CGT.

De son côté, la direction du groupe, qui a annoncé la suppression de 730 postes sur 916 à l'usine poids lourd de Joué-lès-Tours, se veut rassurante, "souhaitant éviter au maximum les licenciements secs". "Le plan de sauvegarde de l'emploi qui va être présenté ce mercredi devrait permettre de trouver des solutions pour toutes les personnes concernées", assure le service communication.

Trouver des solutions pour 730 salariés

Sur les 930 salariés que compte aujourd’hui le site de Joué-lès-Tours, environ 200 continueraient à travailler sur place dans le nouveau site spécialisé dans les activités de semi-finis. Parmi les 730 autres, 250 pourraient bénéficier d’un aménagement de fin de carrière. Chacun des 480 salariés restants se verrait proposer deux postes correspondants à ses compétences sur un des quatorze autres sites de Michelin en France. Pour ceux qui ne souhaiteraient pas ou ne seraient pas en mesure d’accepter ces mutations internes, des ateliers de transition professionnelle seraient mis en place : un dispositif d’accompagnement personnalisé vers un projet professionnel externe qui a fait ses preuves par le passé.

Une partie de l'activité poids lourd sera par ailleurs transférée sur l'usine de La Roche-sur-Yon  (Vendée), où un programme d'investissement de plus de 100 millions d'euros est envisagé.

Le groupe Michelin emploie à ce jour 113 400 salariés dans le monde, dont 23 800 en France à fin 2012. En 2012, il a enregistré une baisse de 6,4 % de ses ventes en volume tout en affichant une hausse de son chiffre d'affaires à 21,5 milliards d'euros. Au premier semestre 2013, les volumes ont reculé de 8,3 %.

Geneviève Colonna d'Istria

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