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Michelin : un accord cadre de compétitivité signé par deux syndicats

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Le fabricant français de pneumatiques a indiqué lundi avoir signé un accord cadre avec deux syndicats, la CFDT et la CFE-CGC, afin de pouvoir faire face à une éventuelle baisse d'activité dans ses usines en France.

Michelin : un accord cadre de compétitivité signé par deux syndicats © D.R.

Pour se préparer à une éventuelle baisse de ses activités en France, Michelin a annoncé lundi 25 mars avoir signé un accord cadre de compétitivtié avec la CFDT et la CFE-CGC. Cet accord, d'une durée de trois ans, doit permettre de "gérer le plus sereinement possible les baisses d'activités", a expliqué une porte-parole du fabricant de pneumatiques à l'AFP, alors que toutes les usines du groupe en France ne tournent pas à plein.

Problème de surcapacité

Dans un entretien accordé aux Echos et publié le 24 mars, Florent Menegaux, directeur général de la division pneus tourisme de Michelin et membre du comité exécutif du groupe, évoquait ainsi de probables mesures d'économies pour son groupe en Europe en raison de problèmes de surcapacité. "Nous utilisons actuellement 75 % de nos capacités sur l'activité tourisme en Europe, et 60 % sur le poids lourds", explique le dirigeant.

Les usines qui fabriquent des pneus poids lourds sont particulièrement touchés par la baisse d'activité, s'inquiète Patrick Bovolenta, délégué syndical central CFDT. "Les sites de Joué-les-Tours (Indre-et-Loire) et de La-Roche-sur-Yon (Vendée) ont déjà connu pas mal de jours de chômage l'an dernier et à l'heure actuelle, beaucoup de salariés n'ont plus de congés ni de RTT et ils vont entrer dans ce système", a estimé le syndicaliste, pour qui ces usines tournent à environ 45% de leurs capacités

Adapter le temps de travail à l'activité

L'accord compétitivité signé avec les deux syndicats prévoit que les salariés puissent ne pas travailler pendant 15 jours ouvrés, tout en étant payés à 100%, en cas de baisse d'activité. Dans les périodes de redémarrage, le salarié devra "rendre" ces journées à hauteur de 75%. C'est-à-dire que pour quatre journées non travaillées et payées, il devra ensuite "rendre" trois jours dans les quatre années qui suivent. Cet accord doit à présent être approuvé sur les différents sites concernés en France pour pouvoir entrer en vigueur.

Malgré ses craintes d'un niveau d'activité ralenti cette année, Michelin n'inquiète pas les investisseurs. L'agence de notation Fitch Ratings vient ainsi de relever d'un cran de BBB à BBB+ la note à long terme de Michelin. "Ce relèvement reflète la solidité du profil du groupe ainsi que sa rentabilité relativement stable et son niveau de liquidités disponibles, notamment en période de récession économique et durant la crise du secteur automobile de 2008-2009", indique Fitch. En 2012, Michelin avait dégagé un bénéfice net de 1,6 milliard d'euros en hausse de 7,4 %.

Julien Bonnet

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