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Quotidien des Usines

Michelin signe un premier accord de compétitivité à Roanne et investit 80 millions d'euros

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Publié le

Lors de la signature avec les partenaires sociaux d'un accord de compétitivité pour le site Michelin de Roanne (Loire), l'équipementier s'est engagé à investir 80 millions d'euros dans la production d'un pneu pour véhicules de luxe.  

Michelin signe un premier accord de compétitivité à Roanne et investit 80 millions d'euros © D.R.

Les entreprises citées

Pour éviter la sortie de route de son usine roannaise (Loire), Michelin a signé un premier accord de compétitivité avec trois syndicats, CFDT, Sud, CFE-CGC. L’équipementier s’engage à investir sur ce site au moins 80 millions d’euros dans une nouvelle chaîne de production de pneus de 18 à 23 pouces pour véhicules de luxe, qui viendra suppléer l’arrêt de la chaîne dédiée aux pneus 17 pouces pour camionnettes, 4X4 et monospaces de type Espace, en déficit de compétitivité par rapport à celles de fabricants asiatiques.

Sauvegarde de l'emploi

Cet investissement va permettre de maintenir 720 emplois équivalents temps plein en 2019 contre 830 aujourd’hui, dont 770 personnes en contrat à durée indéterminée. 50 emplois seront supprimés, sans licenciement, par suite de départs en retraite non remplacés. Une nouvelle organisation du travail sera mise en place. L’usine fonctionnera tous les jours contre six jours sur sept actuellement, sur des périodes de travail et de repos plus longues. Les salariés devront également travailler vingt-huit dimanches par an. Autre vœu exprimé par la direction de l’usine : elle demande aux salariés un "engagement" sur la sécurité et la qualité et de la réactivité pour ses pneus "ultra-haute performance" souvent produits en petite série.

Faire de Roanne une "référence sociale"

Le groupe Michelin et les trois syndicats signataires se félicitent de cet accord qui fait de Roanne, selon sa direction, une "référence sociale". Pour Jérôme Lorton, délégué Sud, "il n’y avait pas d’autre solution pour se repositionner sur un nouveau secteur". La CGT n’a pas en revanche apposé sa signature à cet accord qui "ne garantit pas le niveau d’emploi actuel et qui augmente le travail du dimanche". Une démarche similaire est à l’étude à la Roche-sur-Yon (Vendée) et sur le site de la Combaude à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), précise le directeur de Michelin France, Rémi de Verdilhac.

Vincent Charbonnier

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