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L'Usine Auto

Michelin présente des résultats record en 2015 et veut embaucher en 2016

Frédéric Parisot , , ,

Publié le

Le spécialiste français des pneumatiques a vu ses ventes progresser en 2015, tout comme sa marge et son résultat d’exploitation. Son dirigeant Jean-Dominique Senard promet une vague d’au moins un millier d’embauches en France sur 2016.

"Le groupe est renforcé et robuste", annonçait Jean-Dominique Senard, Président de Michelin à l’occasion de la présentation des résultats du groupe, ce mardi 16 février à Paris. 2015 aura été une année de résultats record pour Michelin. Le spécialiste français du pneumatique a enregistré un record de ventes en 2015, avec un chiffre d’affaires de 21,199 milliards d’euros, en progression de 3,2 % par rapport à 2014.

Le résultat opérationnel dépasse l’ancien record de 2012 pour atteindre 2,577 milliards d’euros, et la marge s’élève à 12,2 %, contre 11,1 % l’an dernier. Enfin, le free cash flow généré par Michelin s’établit lui aussi à un niveau record, à 833 millions d’euros.

Dans le détail, la croissance du chiffre d’affaire (de 19,553 à 21,199 milliards d’euros) s’explique par des progressions supérieures au marché sur les trois segments d’activité. Ainsi, le groupe est en croissance de 6,7 % sur le marché des pneus tourisme et camionnettes, qui a cru de 2 % sur la période. Il s’est maintenu (+0,3 %) sur un marché des pneus poids lourds en perte de vitesse à -2 %, et affiche moins de pertes que ses concurrents sur le segment des pneus de spécialités (-4 % pour Michelin contre -6 % pour le marché).

Résultats dopés par la parité euro-dollar et une baisse d’investissement

La parité euro-dollar a eu également un impact non négligeable sur le chiffre d’affaires : elle a rapporté 1,453 milliards d’euros en 2015, quand les progressions des différents secteurs d’activité représentent 624 millions. Enfin, le groupe a moins investi en 2015 (1,804 milliard, contre 1,883 milliard en 2014), mais cela s’explique par l’absence de construction de nouvelles usines.

Un état de fait qui devrait se poursuivre en 2016. "Pas de projet green field (de nouvelle usine - NDLR) pour 2016", a confirmé Jean-Dominique Senard. Aucune nouvelle usine ne signifie pas zéro embauche. Michelin, qui compte 115 000 collaborateurs dans le monde dont 23 000 en France, prévoit d’embaucher plus de 1000 personnes dans l’hexagone en 2016. Essentiellement des opérateurs de production.

Une usine de rechapage en suspens

Il y aura tout de même à traiter la question de l’atelier de rechapage de La Combaude, dans le Puy-de-Dôme. "Le niveau d’activité de cet atelier est en-dessous de la norme depuis plusieurs mois, cela est dû à la concurrence des pneus poids lourds asiatiques, indique Jean-Dominique Senard. La situation n’est pas tenable sur le long terme, il faudra prendre des décisions, mais je peux d’ores et déjà affirmer qu’il n’y aura pas impact sur l’emploi".

Le dirigeant compte sur une “pyramide des âges favorable”, c’est-à-dire que les salariés reclassés pourront profiter de nombreux départs en retraite pour conserver leur emploi.

Objectifs revus à la hausse

Pour l’année à venir, Jean-Dominique Senard a revu ses objectifs de marge opérationnelle à la hausse. Il prévoit un résultat "au moins en ligne avec les marchés", c’est-à-dire en légère croissance sur les trois activités, et compte sur les effets favorables des coûts de matières premières (400 millions d’euros de gains estimés). "Le plan de compétitivité devrait quant à lui compenser les effets de l’inflation", complète le dirigeant.

Mais les résultats 2016 seront peut-être marqués par des rachats, Jean-Dominique Senard ne fermant pas la porte à des opportunités en Asie. "Le marché chinois du pneumatique est en surcapacité, il faut s’attendre à des consolidations, d’autant que les autorités chinoises ont envoyé les premiers signaux d’une volonté de réorganiser leur industrie, note Jean-Dominique Senard. Etant donné notre forte présence en Chine, nous serons forcément impliqués dans ces discussions."

Frédéric Parisot

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