Quotidien des Usines

Michelin freine ses investissements en Vendée

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Le fabricant de pneumatiques Michelin divise par deux son programme d’investissements annoncé en 2013 pour son usine de La Roche-sur-Yon (Vendée). L’enveloppe prévue d’ici à 2019 passe de 100 à 50 millions d’euros mais l’industriel se dit prêt à poursuivre son projet initial dès que le carnet de commandes suivra.

Face à un marché moins allant qu’escompté, Michelin révise le calendrier du programme d’investissements annoncé en juin 2013 pour son usine de La Roche-sur-Yon (Vendée), spécialisée dans les pneumatiques pour poids lourds. Le projet prévoyait de lui consacrer 100 millions d’euros d’ici à 2019 pour porter sa capacité de production à 1,6 million d’enveloppes (750 000 fabriquées en 2014). Le groupe annonce désormais une enveloppe divisée par deux pour la même période. "Nous maintenons à terme notre objectif fixé à 1,6 million, souligne le directeur du site Miguel Gimenez de Cordoba, mais lorsque les conditions économiques le permettront. Pour l’heure, ce n’est pas le cas."

Un tiers des 50 millions d’euros sera consacré à l’augmentation des capacités de production dont la construction d’un bâtiment de 3 500 mètres carrés qui accueillera une nouvelle machine d’extrusion de gomme.

Le dirigeant insiste aussi sur deux autres volets : la modernisation du site en l’orientant vers des nouveaux produits. Elle nécessite des transferts technologiques, en particulier la technologie Faz (ajout de filaments de polyester et d'aramide/nylon).

Moins de création d'emplois que prévue

Et enfin, "la transformation sociale" de La Roche-sur-Yon. "Il s’agit de créer les conditions de réussite de l’investissement, précise Miguel Gimenez de Cordoba. Cela passe par la formation, l’intégration des salariés, la qualité de vie au travail, etc. Et je tiens à saluer l’implication du personnel et des partenaires." Conséquence : la création nette d’emplois d’ici à 2019 est ramenée à une centaine contre 170 initialement programmés. L’usine compte à ce jour 740 salariés dont un peu plus de 600 permanents. Les syndicats font grise mine.

Le plan pour La Roche-sur-Yon avait été dévoilé en 2013 en même temps que l’annonce de la fin de production du site de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) avec plus de 700 emplois supprimés.

Jacques Le Brigand
 

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