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Michelin encourage les mobilités

Cécile Maillard , ,

Publié le

Michelin Travel Partners encourage la mobilité, temporaire ou définitive, de ses salariés. Et accueille ceux d’autres entreprises.

Michelin encourage les mobilités
La mobilité volontaire sécurisée est accessible à tout salarié d’une entreprise de plus de 300 personnes ayant deux ans d’ancienneté.

Les entreprises citées

Julie, chargée de clientèle chez HP Enterprise (HPE) France, est venue passer plusieurs mois chez Michelin Travel Partners (MTP), la filiale de Michelin chargée des cartes et applications mobiles. « Pour le lancement d’un produit, nous avions un besoin temporaire de renfort pour faire de la vente par téléphone, explique Gwénaëlle Bizien, responsable des ressources humaines de Michelin Travel Partners. Cette salariée, qui avait envie d’évoluer vers un poste commercial, a changé de métier quand elle est revenue dans son entreprise, elle est même devenue cadre. » Chez Michelin Travel Partners (plus de 300 salariés), elle était devenue la deuxième meilleure vendeuse !

HPE et MTP se sont rencontrés via la start-up Apitalent, créée en 2014 pour mettre en relation les entreprises désirant proposer des mobilités à leurs salariés. Pour Gwénaëlle Bizien, tout le monde y gagne : « Nous avons accès à des compétences nouvelles, les salariés se forment et sont sécurisés dans leurs mobilités. » La loi Cherpion de 2011 a encadré ces mises à disposition. Elles sont à but non lucratif : l’entreprise d’origine est remboursée du coût du travail de son salarié, mais ne peut prendre de marge. Le salarié, volontaire, ne subit aucune modification de son contrat de travail, seul un avenant est signé. La durée de la mobilité doit être précisée, mais peut être interrompue à tout moment. « La prise de risque est minimale pour les trois parties », commente le DRH d’une grande entreprise cliente d’Apitalent. Qui remarque que « les PME sont très demandeuses. Elles peuvent trouver les talents dont elles ont besoin temporairement, chez des salariés venus de grandes entreprises qui, eux, ont envie de travailler dans une petite structure, tout en conservant leurs avantages. » Mais, ajoute-t-il, « il est parfois compliqué de faire coïncider offre et demande, parce que la PME a besoin d’une personne polyvalente et que les salariés des grands groupes sont souvent spécialisés. De plus, les PME n’ont pas toujours les moyens de rembourser les salaires. »

Sécuriser les mobilités définitives

À côté de ces mobilités temporaires, Apitalent et ses partenaires proposent aux salariés des mobilités définitives. Beaucoup plus innovant ! La « mobilité volontaire sécurisée » (MVS) a été instaurée par la loi de sécurisation de l’emploi de 2013, pour lever les réticences à la mobilité. Un salarié part en CDI dans une autre entreprise, mais garde la possibilité de revenir dans la sienne s’il le souhaite. Son contrat de travail est simplement suspendu le temps de sa mobilité. Le salarié n’a aucune obligation de prévenir l’entreprise d’accueil qui pourrait, sinon, abuser du dispositif pour proposer des CDD déguisés. Les entreprises réunies autour d’Apitalent ont décidé, étant partenaires, d’être transparentes.

Pour l’employeur, « la mobilité volontaire sécurisée permet d’accéder à des talents cachés, qui ne se manifestent pas, par peur du chômage si leur mobilité échoue », analyse la responsable RH de Michelin Travel Partners. La MVS représente donc une nouvelle méthode de recrutement, moins onéreuse que d’autres. Gwénaëlle Bizien, qui propose des CDI sur la plate-forme d’Apitalent, accessible à tous les salariés des entreprises partenaires, ne craint pas de voir ses propres salariés lui échapper : « Le marché du travail est ouvert, si les talents veulent fuir, ils fuient. J’utilise notre ouverture vers les dispositifs de mobilité comme argument pour recruter. » La mobilité volontaire sécurisée est un droit pour tout salarié d’une entreprise de plus de 300 salariés ayant deux ans d’ancienneté. Un employeur peut lui refuser deux fois la mobilité, à la troisième demande, il est obligé d’accepter celle-ci ou de le laisser suivre un congé individuel de formation (CIF). « Les entreprises qui font la promotion des dispositifs de mobilité ont tout intérêt à en expliquer la philosophie à leurs partenaires sociaux, conseille le DRH de la grande entreprise. Sinon, certains y voient une volonté de l’entreprise de se débarrasser de ses salariés, alors qu’il s’agit d’améliorer leur employabilité. » 

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Usine Nouvelle N°3524-3525

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