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L'Usine Auto

Michelin en phase avec ses ambitions pour 2020

Julie Thoin-Bousquié ,

Publié le

Le spécialiste des pneus a annoncé des ventes nettes en hausse. Et poursuit sa transformation, qui devrait être assurée dès 2019 par le successeur de Jean-Dominique Senard, Florent Menegaux.

Michelin en phase avec ses ambitions pour 2020
Michelin a enregistré des ventes en hausse en 2017.
© Guittet Pascal

"Une performance conforme à la feuille de route à l’horizon 2020". C’est ainsi que le président de Michelin, Jean-Dominique Senard, a résumé lundi 12 février les résultats du spécialiste clermontois au cours de l’année 2017. Le groupe a notamment affiché une hausse de 1,4% de son bénéfice net à 1,7 milliard d’euros. Un résultat "historique" selon les représentants du manufacturier.

Son résultat opérationnel a, en revanche, pâti d’un léger retrait par rapport à 2016 (12,5% contre 12,9%), mais se maintient à un niveau plus qu’enviable. Au cours de l’année passée, Michelin a vu croître ses ventes nettes de 5%, à 21,9 millions d’euros. Une performance rendue possible par la hausse des volumes (2,6%) et des prix (+2,5%). L’augmentation des prix des pneumatiques (+668 millions d’euros) a permis de compenser en grande partie l’impact très négatif des hausses de cours des matières premières (-738 millions d’euros) l’an dernier.

De quoi permettre au total à Michelin de "démontrer son agilité dans un environnement externe plus difficile", s’est félicité Jean-Dominique Senard. Michelin a notamment profité du dynamisme des activités de spécialités (agricole, deux-roues, avion, génie civil). Leurs ventes nettes ont connu en 2017 une progression de 18,4% à 3,4 milliards d’euros. Pour afficher ces résultats, le spécialiste du pneu a également pu compter sur la progression de 19% des ventes de pneus de plus de 18 pouces en 2017, au moment où le marché progressait à l’échelle mondiale de 13%. Le groupe s’installe ainsi sur le créneau du premium et se différencie des acteurs chinois et de leur offre dans les pneus low cost. Interrogé sur l’avenir de ces acteurs, Jean-Dominique Senard anticipe une concentration et une restructuration à venir, y voyant "plutôt une bonne nouvelle, qui permettra de créer de la stabilité dans le marché global".  

Un dialogue social qui "continuera"

Les plans d’économies mis en œuvre chez Michelin ont aussi porté leurs fruits. D’ici 2020, le groupe veut atteindre des gains de 1,2 milliard d’euros. En 2017, 315 millions ont déjà pu être obtenus, compensant largement les effets de l’inflation (-279 millions d’euros). Au total, le spécialiste du pneu a indiqué avoir bénéficié d’un gain de compétitivité de 36 millions d’euros. Et ce, grâce à des décisions prises main dans la main avec les partenaires sociaux. Dernier exemple de la méthode Michelin : la suspension des investissements sur le site Michelin de La-Roche-sur-Yon.

Plombé par un fort turn-over et des objectifs de production et de qualité non-atteints, le site n’a bénéficié que de 43 millions d’euros d’investissements, sur les 56 millions initialement prévus en 2016. Une décision jugée "logique" par certains représentants syndicaux, et qui témoigne de la méthode du groupe basée sur un dialogue social approfondi, dont Jean-Dominique Senard a fait sa spécialité. Interrogé sur sa vision en matière sociale lundi 12 février, son successeur annoncé, Florent Menegaux, s’est de fait dit "aligné avec les positions" de son président. "Si je suis nommé en 2019, Michelin continuera dans la direction prise par Jean-Dominique Senard", a voulu rassurer l’actuel directeur général exécutif.

Son autre chantier sera de poursuivre la transformation de Michelin pour se positionner sur les nouvelles offres créées par le numérique et éviter la commoditization (en clair, ne pas devenir un fournisseur de produits basiques sans grande valeur ajoutée). Pour ce faire, l’entreprise développe déjà des solutions en termes de pneus connectés, qui permettent par exemple d’analyser les données que remontent les systèmes et d’optimiser l’usage et la maintenance des pneus. Et mise aussi sur les acquisitions et partenariats. Fin 2017, Michelin s’est rapproché de SmartDrive, une entreprise américaine spécialisée dans l’analyse en temps réel de données pour améliorer l’efficience des véhicules.

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