Michel Sapin salue l'absence de licenciement chez Renault et tacle PSA

Le ministre français du Travail Michel Sapin a jugé jeudi que "ça se passait mieux" chez Renault que chez PSA, car si les deux constructeurs prévoient des milliers de suppressions de postes, chez Renault, dont l'Etat est actionnaire, "on n'annonce pas de licenciement" et on a "pris les devants".

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Michel Sapin salue l'absence de licenciement chez Renault et tacle PSA

Michel Sapin a estimé ce jeudi 17 janvier à l'antenne de France Info que "ça se passait mieux" chez Renault que chez PSA. Pour le ministre du Travail, si les deux constructeurs prévoient en effet des milliers de suppressions de postes, chez Renault, dont l'Etat est actionnaire, "on n'annonce pas de licenciement" et on a su "prendre les devants".

"On voit la différence entre ceux qui veulent prendre les devants pour éviter une catastrophe sociale et ceux qui n'ont pas suffisamment anticipé et qui doivent traiter des situations sociales extrêmement difficiles", a commenté le ministre en référence aux 7500
suppressions d'emplois chez Renault d'ici 2016 - 8260 selon les syndicats -
et les plus de 11 000 postes en moins d'ici 2014 chez PSA.

"Une suppression d'emploi, c'est un outil industriel"

Renault a présenté "un plan avec des diminutions d'effectifs qui évite les licenciements", a souligné Michel Sapin alors que "chez PSA on a annoncé trop de licenciements".

"Une suppression d'emploi, ce n'est pas un licenciement, c'est un outil industriel", a ajouté le ministre. "Il y a des outils industriels qui
peuvent être à la baisse, seulement il faut le faire le plus tôt possible et de la manière la plus négociée possible avec les partenaires sociaux pour éviter la catastrophe sociale"
, a-t-il indiqué.

L'annonce tardive de PSA toujours pas digérée

Mais depuis l'annonce des 8 000 suppressions de postes, auxquels s'ajoutent 1 500 départs naturels non renouvelés, la direction de PSA
répète pourant que cette restructuration se fera sans licenciement, que "personne ne restera au bord du chemin". Michel Sapin reprocherait donc à la direction de PSA son annonce tardive de son plan de restructuration, pour laquelle elle est soupçonnée d'avoir attendu l'après-présidentielle.

Mardi 15 janvier, Arnaud Montebourg avait déjà salué le fait que Renault n'avait franchi aucune ligne rouge, à savoir pas de fermeture d'usine et pas de licenciement.

L'intervention de Michel Sapin ce jeudi 17 janvier sur France Info (à partir de 2'20'')


Sapin défend les suppressions d'emplois de Renault par FranceInfo

Arnaud Montebourg relativise l'annonce de Renault

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