Economie

Michel-Edouard Leclerc pas contre des taxes sur l'économie numérique et le luxe

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Le patron du groupe de distribution E. Leclerc a lancé des pistes afin d'accroître les recettes fiscales sans nuire à la justice sociale.

Michel-Edouard Leclerc pas contre des taxes sur l'économie numérique et le luxe © HAMILTON/REA

Le groupe E. Leclerc présentait ce jeudi ses résultats semestriels à la presse. Une prévision de croissance revue à la hausse, de près de 8 % pour le premier semestre 2012.

L'occasion pour le patron de l'enseigne de distribution d'égréner ses pistes pour que le gouvernement trouve de nouvelles recettes fiscales sans pénaliser les faibles et moyens revenus. 

Michel-Edouard Leclerc a notamment affirmé ne pas être choqué par l'idée de taxer l'économie numérique et s'est déclaré favorable à une taxe sur le luxe plutôt qu'à une hausse du forfait social qui pénaliserait les salariés.

"L'idée de taxer l'économie numérique ne me choque pas, même si je ne la souhaite pas", a-t-il déclaré. "Il est évident qu'il faut asseoir la fiscalité sur ce qui se vend, car plus cela se vend plus il y a un marché et plus le taux peut être faible", a-t-il estimé en souhaitant que le gouvernement ne bâcle pas le dossier CSG/TVA.

Le gouvernement a annoncé jeudi le lancement d'une mission sur la fiscalité du numérique qui pourrait déboucher à l'automne sur des propositions de taxation des géants américains du net qui ne paient pas beaucoup d'impôts en France.

"Le luxe ? On a l'impression que plus c'est cher plus cela se vend !", a-t-il poursuivi estimant qu'une taxe sur ce secteur "n'attenterait pas à la justice sociale".

Contre la hausse du forfait social sur l'intéressement

En revanche, les dirigeants du groupe se sont élevés contre la piste encore évoquée lors de la Conférence sociale d'une hausse du forfait social sur l'intéressement et la participation de 8 % à 20 %.

"Les macro-économistes ne voient que la masse fiscale. Ils ne voient pas qu'ils altèrent le processus managérial qui associe le travail au capital", a-t-il expliqué alors que des adhérents au groupement distribuent quelque 25% de ses bénéfices avant impôts aux salariés.

"Pour certains collaborateurs, cela représente des enveloppes très significatives", a insisté Jean-Claude Pénicaud, responsable de la politique commerciale du groupe et patron d'un centre E.Leclerc.

"C'est contre-productif, ça pénalise le moteur" de l'entreprise, a conclu Michel-Edouard Leclerc.

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