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Mia Electric, ambitieuse et innovante pour 2013

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Le 5ème constructeur de voitures électriques a présenté son plan stratégique pour l’année à venir sur son site de Cerizay (Deux-Sèvres).

Mia Electric, ambitieuse et innovante pour 2013 © Mia electric

La voiture électrique, une alternative à la dégringolade du marché de l’automobile ! Avec un peu plus de 5 000 immatriculations en 2012 et 0,2% de part de marché, la voiture zéro émission semble pourtant inexistante. Mais elle a le vent en poupe avec une croissance de 115% des ventes en 2012. C’est en tout cas, la démonstration de Mia Electric, le constructeur de véhicules électriques, qui a présenté mardi 19 février son plan stratégique pour 2013 sur son site de Cerizay (Deux-Sèvres), le jour où la centrale d'achats de la fonction publique, l'Ugap, annonce la commande de 2 100 voitures électriques à Renault et de 500 au constructeur Mia. Le constructeur des Deux-Sèvres devra livrer dans les trois ans 500 Mia, une voiture électrique de trois ou quatre places et de type économique.

La start-up dédiée à 100% aux voitures électriques est née en 2010 de la scission avec Heuliez. En 2011, elle vend 400 véhicules et réalise 4,2 millions d’euros de chiffre d’affaires. Convaincue de son potentiel, elle anticipe alors une production de 12 000 unités pour 2012. Une prévision bien ambitieuse. Seules 800 Mia ont finalement été vendues l’an passé pour un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros. Laurent Buffeteau, directeur général de Mia Electric, assure que l’objectif des 12 000 unités "n’était absolument pas réalisable, compte-tenu de la crise de l’automobile."

Pour 2013, Mia Electric, qui emploie 320 personnes en période de pointe, se veut plus prudente. Elle planifie même du chômage technique, "si les commandes nous l’obligent" explique Laurent Buffeteau. De la prudence, mais surtout de l’ambition ! La production, qui tourne aujourd’hui entre 50 à 100 unités par mois, ne sera plus la seule activité de l’usine cérizéenne. "Afin de s’adapter au marché nous avons élaboré un business modèle sur 4 points", confie le directeur. Mia Electric, qui emploie 80 ingénieurs et veut faire de la R&D son pôle de compétitivité pour vendre son savoir-faire industriel et technologique. Elle souhaite aussi prêter son outil industriel à d’autres entreprises qui n’en possèdent pas. La production et la vente, doivent atteindre 1 500 immatriculations en 2013, pour offrir la notoriété et l’autonomie financière de l’entreprise. L’annonce de l’Ugap "est une très bonne opportunité, se réjouit Jean-Philippe Brun, le directeur commercial de Mia Electric. Nous avons déjà équipé les villes de La Rochelle et de Nice pour l’auto-partage. Nous avons comme projet de fournir également Angoulême."

La start-up ne compte pas s'arrêter là. Afin de conquérir de nouveaux marchés, elle met le paquet sur l’innovation. Elle développe un utilitaire plus économique, la Bluestar et envisage un modèle hybride (qui fonctionnera avec de l’hydrogène) pour accroitre son autonomie à 300 km. Au niveau international, elle prévoit de sortir pour fin juin deux Mia hybrides : l’une équipée d’un chauffage additionnel (pour les pays nordiques) et l’autre d’une climatisation (pour les pays du Sud). Avec ces projets, Mia Electric, cinquième constructeur sur le marché français de la voiture électrique, espère bien se faire une place entre la Bluecar de Bolloré et la Peugeot iOn.

Timothée L'Angevin

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