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L'Usine Auto

MGI Coutier les bons tuyaux

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MGI Coutier les bons tuyaux
L’équipementier automobile diversifie ses activités et poursuit son implantation à l’étranger.

Des mécanismes de serrure et surtout des tuyaux, ou plutôt des « systèmes de management des fluides »… C’est à travers ces deux produits dissemblables réunis par les hasards des acquisitions que MGI Coutier a gagné ses galons dans l’automobile française et au-delà. L’histoire de ce groupe, qui livre PSA, Renault, mais travaille aux deux tiers pour des constructeurs étrangers (Volkswagen, Ford, GM ou BMW), remonte à 1972. En plein éveil de la plasturgie française, trois frères Coutier, Roger, Joseph et André (qui sera longtemps PDG), créent non loin de la Plastic Valley d’Oyonnax (Ain) une usine d’injection. Aujourd’hui, le groupe compte une quarantaine de sites en Europe, en Amérique du Nord et jusqu’en Asie. Il est train d’ouvrir une deuxième usine en Chine et, pour 2016, a lancé l’implantation de sites au Mexique et au Maroc.

Bref, MGI Coutier, qui a traversé la crise de ­2008-2010 sans trop de bleus, compte parmi les plus belles ETI automobiles de l’Hexagone. Elle a réalisé un chiffre d’affaires en 2014 de 692?millions d’euros (+ 4,3 %). Mieux, sa marge nette tutoie les 5 %, témoignage d’une réelle excellence opérationnelle. Et ce premier semestre ? Le groupe, toujours sis à Champfromier (Ain), a vu ses ventes bondir de 21,4 % ! « C’est là notamment l’effet de la reprise du marché en Europe et aux États-Unis », explique Matthieu Coutier, le fils d’André, qui a pris il y a cinq mois la direction du groupe coté en Bourse depuis 1994, mais dont les familles fondatrices contrôlent toujours 68 %.

Côté croissance, s’ajoutent des ouvertures de sites (Portugal), l’effet d’acquisition, notamment Autotube en Suède, et surtout la montée de nouvelles « affaires », comme celle gagnée auprès de PSA pour fournir des réservoirs d’AdBlue, l’additif antipollution des véhicules diesel. Ce contrat de plusieurs centaines de millions d’euros en cumul illustre bien la transformation des métiers du groupe.

Plus question de fournir de simples tuyaux en plastique, métal ou caoutchouc pour les carburants, les circuits de refroidissement ou d’aération. « Sous le capot, dans les réservoirs ou dans le véhicule, les conduits tendent à se multiplier et ils sont de plus en plus sophistiqués, ce qui valide notre approche système et multimatériaux », indique Matthieu Coutier. Et même les véhicules électriques ont besoin de systèmes de refroidissement des batteries. Cette tendance fait les affaires de l’entreprise rhônalpine… comme celles de ses concurrents français ou allemands.

Pour jouer des coudes dans la compétition et suivre cette montée en gamme, MGI Coutier s’est doté d’une demi-douzaine de bureaux d’étude de par le monde et de tous les métiers nécessaires à l’approche dite « fonction complète ».

Avec quelques succès. Le groupe vise 800?millions d’euros de chiffre d’affaires sur 2015. Et même le milliard pour 2018. 

Pierre-Olivier Rouaud

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