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Quotidien des Usines

Metso supprime 89 nouveaux postes en France

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Publié le

Le spécialiste des équipements pour mines et carrières Metso annonce ce vendredi 22 avril un nouveau plan social lié à une baisse de 26% de son chiffre d’affaires. 89 emplois seront supprimés dont 82 à Mâcon (Saône-et-Loire).

Metso supprime 89 nouveaux postes en France
Broyeurs pour mines et carrières sur le site de Metso.
© Crédit Traces Ecrites

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En partenariat avec Industrie Explorer

Dans un communiqué, adressé ce vendredi 22 avril et concomitant à la réunion d’un comité d’entreprise extraordinaire, la direction de Metso annonce une "réorganisation qui entraînerait la suppression de 89 postes, dont 82 sur Mâcon (Saône-et-Loire), où travaillent 415 personnes, et les autres au sein de l’établissement d’Orléans (Loiret) qui en emploie 21, ainsi que dans les bureaux commerciaux de Paris et Toulouse (Haute-Garonne)".

Une conjoncture très difficile sur les deux marchés principaux de l’entreprise : l’industrie minière et le secteur de la construction, justifierait cette décision qui fait déjà suite à la suppression de 90 CDI ces deux dernières années, sans compter la perte de 70 intérimaires et 30 prestataires. "Les capacités actuelles ne sont utilisées qu’à 78%", précise-t-on à la direction.

Le fabricant de broyeurs et cribles et, plus largement d’unités de concassage pour le secteur des mines et carrières, implanté à Mâcon (Saône-et-Loire), n’a pas redressé la tête suite à la crise de 2008 qui avait déjà divisé par deux son volume de commandes.

La mise en place d’un vaste plan d’amélioration continu et de meilleure gestion de la production n’aura pas endigué les méventes de la filiale du Finlandais Metso qui se traduit par chute régulière du chiffre d’affaires, passé de 296,3 millions d’euros en 2013 à 278,4 millions d'euros en 2014 et 207 millions d'euros l’an dernier (-26%).

Dénonciation syndicale quant au sort des bénéfices

Les partenaires sociaux devraient se donner un mois pour négocier ce projet de plan avant d’engager la procédure d’information-consultation et ce, dans le but, de trouver "des possibilités de reclassement ou une solution professionnelle personnalisée pour chaque salarié concerné".

Cyril Cavet, délégué syndical CGT, s’il accepte l’analyse économique du secteur, pointe des erreurs stratégiques inadmissibles à ses yeux. "L’entreprise demeure rentable au point d’avoir dégagé les trois dernières années 23,4 millions d’euros de bénéfices (Ndlr : dont près de 18 millions d'euros sur les exercices 2013 et 2014), mais elle a distribué pas moins de 60 millions d'euros durant la même période aux actionnaires", dénonce-t-il.

Même discours avec les aides de l’Etat : CICE, Crédit impôt recherche et exonération Fillion. "Metso a touché 1,7 million d'euros sur deux ans et cela s’est traduit par une réduction sensible du personnel", regrette Cyril Cavet. Interrogée par son intermédiaire désigné pour répondre à la presse, la direction n’a pas donné suite.

Metso est aussi présente à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), à Gainneville (Seine-Maritime) et possède un autre bureau commercial à Grenoble (Isère), avec un effectif national de 470 salariés au total.

Didier Hugue

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