L'Usine Agro

Mesure d’abattage massif pour endiguer la grippe aviaire dans le Sud-Ouest

Léna Corot

Publié le , mis à jour le 05/01/2017 À 11H07

Comme la grippe aviaire H5N8 continue à se propager dans certains départements du Sud-Ouest de la France (Gers, Landes et Hautes Pyrénées), le ministère de l’Agriculture vient de prononcer une mesure d’abattage massif visant ces départements.

Mesure d’abattage massif pour endiguer la grippe aviaire dans le Sud-Ouest © Pixabay - CC

Tous les palmipèdes élevés à l’air libre situés dans une zone "incluant une partie des départements du Gers, des Landes et des Hautes Pyrénées" définie par le ministère de l’Agriculture vont être abattus, annonce le ministère. Ces abattages se termineront aux alentours du 20 janvier.

Avec cette mesure de dépeuplement, le ministère espère endiguer la grippe aviaire dans ces départements au sein desquels elle continue de se propager. Des mesures d’abattage massif ont déjà été prises dans d’autres pays comme le Japon et la Corée du Sud, fortement touchés par cette épidémie.

A ce jour, sur un total de 89 foyers confirmés dans des élevages, 67 foyers concernent ces départements (le Gers est le plus touché avec 45 foyers). A l’inverse du Tarn, de l’Aveyron et du Lot-et-Garonne, départements qui semblent se stabiliser, dans le Gers, les Landes et les Hautes Pyrénées la grippe aviaire continue à se propager. Ce virus H5N8n est considéré comme hautement pathogène et se propage rapidement en raison des migrations des oiseaux sauvages contaminés.

Le ministère souhaite "abattre rapidement les espèces les plus touchées à ce jour par le virus à savoir les palmipèdes prêts à gaver de cette zone. Des exemptions sont prévues notamment pour les élevages ne commercialisant pas d’animaux vivants dès lors qu’ils répondent aux conditions de biosécurité réglementaires, et pour les palmipèdes élevés en bâtiments", précise le ministère dans un communiqué.

Avant de repeupler de la zone, les zones concernées devront être nettoyées et désinfectées et les mesures de biosécurité seront redéfinies.

"Les opérations de dépeuplement seront financées par l’Etat. De même, les pertes liées à l’arrêt de la production pourront être indemnisées" sous certaines conditions qui restent à définir, ajoute le ministère de l’Agriculture.

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1 commentaire

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05/01/2017 - 14h15 -

Permettez-moi de poser quelques questions : Que sait-on de la propagation de ce virus ? Par voie animale, palmipèdes sauvage, ou autre ? D’où vient cette seconde épidémie ? Quel en est le vecteur de propagation ? Existe-t-il des études contradictoires ? Est-ce uniquement en France ? Nos frontières sont-elles si étanches ? Pourquoi pas de vaccin ? Pourquoi uniquement les élevages de plein-air ? Pourquoi cet abattage massif puisqu'il n'y a pas de contagion humaine possible soit vivant soit mort ? N'en fait-on pas trop ? Pourquoi ne pas Ne pas consommer ces viandes; après cuissons par exemple ? Dans tous les cas il semble s'agir d'un immense gâchis ? Voilà quelques questions pour les journalistes. Merci de votre attention. Très cordialement. Eric E-B.
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