Mes voeux pour 2012

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Mes voeux pour 2012

Que le thème du "made in France" passe, cette année, des bonnes intentions aux sages décisions.
Que Dassault exporte en rafale, y compris son avion de chasse.
Que les "ingénieurs de l’année" de "L’Usine Nouvelle" soient décorés de la Légion d’honneur - ils le méritent plus que certains promus du 30 décembre.
Qu’il n’y ait plus ni "donneurs d’ordres" ni "sous-traitants" (c’est démodé et dégradant), mais des relations clients fournisseurs.
Que Paris se rapproche de Berlin, et vice versa, sinon ça va tanguer.
Que TF1 et France 2 consacrent au moins une minute trente, en 2012, à une usine qui va bien.
Que le partage de la valeur soit valeur partagée.
Qu’on laisse la zone euro tranquille, y a quand même d’autres chats à fouetter.
Que le gagnant du 6 mai n’oublie pas, le 7, ses promesses à l’industrie.
Que les dépenses de R&D grimpent plus vite que la courbe du chômage.
Que l’école donne (aussi) l’envie d’entreprendre.
Que la croissance verte ne se résume pas à un idéal écolo.
Qu’on ne prononce plus le mot "crise" à tort et à travers.
Que la France devienne championne du numérique, elle en a les atouts.
Que les grands patrons s’intéressent aux petits, et qu’ils en prennent de la graine.
Que les petits patrons s’intéressent aux grands, et qu’ils en prennent de la graine.
Que partout dans le monde, Renault et PSA glissent des mots français dans leurs publicités, parce que ça ferait vendre.
Que l’Europe ne tourne pas au cauchemar, mais au rêve "réenchanté".
Que l’opinion trouve autre chose à détester que les profits de Total.
Que mille PME se transforment en ETI, ça changerait tout.
Que les Français retrouvent de l’appétit.
Que les Chinois aient droit aux RTT, y a pas de raison.
Que les ingénieurs diplômés au prochain printemps se précipitent vers EDF, Schneider ou Saint-Gobain, plutôt que vers Morgan Stanley.
Que le principe de précaution n’étouffe pas le goût du risque.
Que le prochain ministre de l’Industrie pèse aussi lourd que celui des Finances.
Que "L’Usine Nouvelle" continue de gagner des lecteurs et des annonceurs (ce serait bien pour nous, et bon signe pour l’industrie).
Que la grève soit une arme de dissuasion, pas un sport national.
Que nos entrepreneurs les plus brillants ne pensent pas qu’à se faire racheter.
Que les ouvriers retrouvent l’espoir, et qu’en avril leurs votes ne soient pas tous bleu marine.
Que les investissements d’avenir en aient un, le plus radieux possible.
Que les banquiers nous surprennent en jouant leur rôle de banquiers.
Que la France ait moins peur.

P. S. Merci à Patrick Besson, dont la jubilatoire chronique du "Point", jeudi dernier, a inspiré cet édito.

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